GOBERT
Et nous venons prier le patron de se laisser porter.
LE PRÉFET ('), emphatique.
Très bien ! Ces braves gens ont là une excellente pea gée : M. Derblay est des nôtres. Pour tous, son nom sigol fie : science, probité, travail et liberté (•)!
MOULINET, A part.
Eh là! mes affaires se gâtent!
PHILIPPE, aux ouvriers.
Mou brave Gobert, vous remercierez vos camarades oour moi, mais vous leur direz que je n'accepte pas l'honneur qu'ils veulent me faire.
MOULINET, avec stupeur.
Il refuse! Une élection sûre! C'esî un fait sans précédent.
PHILIPPE
Je désire rester au milieu de vous : c'est là que je trouverai le mieux, et le plus souvent, l'occasion de vous être utile.
GOBERT et LES OUVRIERS.
Vive le patron !
Acclamations au dehors.
PHILIPPE
Du reste, nous choisirons ensemble un candidat qui pourra nous représenter dignement.
MOULINET, à part.
11 pense à moi, c'est certain! Homme excellent! (a Bacheiin.) Voilà encore un gendre comme il m'en aurait fallu «*n!
BACHELIN, riant.
Tous, excepté le sien.
Moulinet va serrer la main à Philippe et retourne i sa place. CLAIRE.
Quant à moi, mjG5 amis, je vous remercie du fond du cœur de votre bonne pensée. Et vous, Gobert, puisque vous êtes le plus ancien de l'usine, pour tous vos camarades, venez m'embrasser.
GOBERT, s'attendrissant.
Oh 1 madame! Les Derblay ont toujours été de bonnes gens... Et vous êtes bien digne d'être de la famille, (iis'es-
■uie la bouche atec le revers de sa main droite et embrasse Clair», pois s'écrie avec enthousiasmai Vive la paiïpnne I