ACTE TROISIEME
si jalousée! Et alors, adieu mes rêves! Si tu as ton amour, moi. j'ai mon ambition. Je comprends que tu tiennes à protéger l'un, souffre que je défende l'autre
CLAIRE (b).
Ainsi, tu refuses?
ATHF.NAÏS.
Bien à contre-cœur. Mais, en conscience, mets-toi à ma place.
CLAIRE, avec violence.
Que je me mette à ta place? C'est toi qui t'es mise à la mienne, et qui veux t'y mettre encore! Depuis que je te connais, tu me poursuis de ton envie et de ta haine. Fille, tu m'as pris mon huncè, femme, tu essaies de me prendre mon mari! Je n'ai pas su garder l'un, je saurai t'arracher autre.
AT H EN Al S, avec rage.
Ah! c'est ainsi! Eh bien! oui, depuis mon enrance, je to rends en haine tout ce que toi, et tes semblables, vous m'avez prodigué de dédain. Tu m'as écrasée, pendant dix ans de ton nom et de ta fortune 1 Eh bien! Vois, aujourd'hui, j'ai des millions, je suis duchesse, et tu en es à me demander grâce I
Prends garde! Je ne suis pas d'un sang à me lai^^er longtemps insulter impunément!
athénais (7).
Et moi, je porte un nom qui me met au-dessus de ta colère.
CLAIRE
J'en appellerai de la conduite que tu tiens envers moi...
ATHÉN AÏS.
A qui?
CLAIRE
Au monde.
ATHÉHAÏS.
Lequel? Le tien où je suis montée? Ou le mien où tu es descendue?
CLAIRE (,')
A celui, quel qu'il soit, où il y a des honnêtes gens pour qui respecter les autres est un devoir, et se faira respecter soi-même est un droit (•). Devant celui-là, entends-tu? je répéterai hautement ce que je viens de te dire (l0). Je te montrerai telle que lu es. tt nous verrons si le nom que tu portes, si grand qu'il soit, suffira à cacher ta bassesse et ta fausseté!
atuéhaIs.
C'est un sandale que tu cherches (")?
CLAIRE
C'est uue exécution que je vais faire. Une dernière fois, veux-tu consentir à ce que je te demande?
AT H EN AÏS, avec rage- Non! cent fois non!
CLAIBI
Alors, tu vas voir ('•)!