PAR LE G. COPHTE
Gloire Sagesse
Union
Bienfaisance Prospérité
Nous, Grand Cophte, fondateur et grand maître de la haute maçonnerie égyptienne dans toutes les parties orientales et occidentales du globe, à tous ceux qui ces présentes verront, faisons savoir :
Que pendant le séjour que nous avons fait à Lyon, plusieurs membres d’une loge de cet Orient suivant le rit ordinaire et portant le titre distinctif de la Sagesse, nous ayant témoigné le désir ardent qu’ils auraient de se soumettre à notre régime et de recevoir de nous les lumières et le pouvoir nécessaires, pour connaître, professer et propager la maçonnerie dans sa véritable forme et pureté primitives, nous nous sommes rendus volontiers à leur vœu, persuadés qu’en leur donnant cette marque de bienveillance et de confiance, nous aurons la double satisfaction d’avoir travaillé pour la gloire du Grand Dieu et le bien de l’humanité.
A ces motifs, après avoir suffisamment établi et constaté vis à vis du vénérable et plusieurs membres de ladite loge, la puissance et l’autorité que nous tenons à cet effet, nous, à l’aide de ces mêmes frères, fondons et créons à perpétuité à l’Orient de Lyon la présente loge égyptienne et la constituons loge-mère pour tout l’Orient et l’Occident ; lui attribuons désormais le titre distinctif de la Sagesse Triomphante et en nommons pour ses officiers perpétuels et inamosibles, savoir :
J. M. S. C. (1) vénérable; substitut: G. M. (2)
B. M. (3) orateur ; — J. (4)
D. secrétaire ; A. (5)
A. (6) garde des S. A. et D. ; — B. R.
B. G. I., M. G. et F. T.
(1) J.-M. Sain-Costar.
(2) Gabriel Magneval.
(3) B. Magneval.
(4) Journet fils.
(5) Aubergenois.
(6) Alquier.
APPENDICE
Nous accordons à ces officiers, une fois pour toutes, le droit et le pouvoir de tenir loge égyptienne avec les frères soumis à leur direction, de faire toute réception d’apprentis, compagnons et maîtres maçons égyptiens, d’expédier des certificats, d’entretenir relations et correspondances avec tous les maçons de notre rit et les loges dont ils dépendent en quelques lieux de la terre qu’elles soient situées, d’affilier après l’examen et les formalités par nous prescrites les loges du rit ordinaire qui souhaitaient embrasser notre régime ; en un mot d’exercer généralement tous les droits qui peuvent appartenir, et appartiennent à une loge égyptienne juste et parfaite, ayant le titre, les prérogatives et l’autorité de loge-mère.
Nous enjoignons toutefois aux Vénérables Maîtres, aux officiers et aux membres de la loge, d’apporter des soins sans relâche et une attention scrupuleuse aux travaux de la loge, afin que ceux de réception et tous autres généralement quelconques se fassent en conformité des règlements et statuts par nous expédiés séparément sous notre seing, notre grand sceau et le cachet de nos armes ; nous enjoignons encore à chacun des frères de marcher constamment dans le sentier étroit de la vertu, et de montrer par la régularité de sa conduite, qu’il chérit et connaît les préceptes de notre Ordre.
Pour valider ces préceptes, nous les avons signés de notre main et y avons apposé le grand sceau accordé par nous à cette loge-mère, ainsi que notre sceau maçonnique et profane. Fait à l’Orient de Lyon (i).
(i) Rituel de la Maçonnerie égyptienne. Manuscrit de la Bibliothèque de Papus, p. 91 sqq. Ce manuscrit précieux sera publié prochainement, soigneusement annoté par les Drs Papus et M arc Haven.