CHATS
sentent des troubles voisins de ceux de l’homme réalisant la forme nerveuse asthénique chez les uns, la forme digestive avec nausées et vomissements, chez les autres. Pozerski a même noté une forme purement psychique chez des chiens sensibles qui éprouvent les premières atteintes du mal dès qu’on les place sur l'appareil avant même qu’il ne se mette en mouvement. ;
Ces expériences sont très intéressantes mais M. Lé- pinay en critique la valeur dans un rapport présenté à la Société de Pathologie comparée. Il prétend que tous les troubles observés chez le chien peuvent être dus uniquement à la peur et à l’angoisse qui provoquent facilement tremblements et vomissements chez cet animal craintif:
Il faut encore faire la part, dans les observations de mal de mer chez les bestiaux, des troubles digestifs imputables à une mauvaise hygiène et sans rapport avec les oscillations du navire. Toutefois, il semble bien qu'il y ait des cas indiscutables de mal de mer chez l’animal et les conséquences, quelle qu’en soit la cause, en sont toujours fâcheuses en ce qui concerne leur déperdition au cours du voyage.
Citons encore deux expériences intéressantes sur . l’animal :
Kreïidel, au laboratoire physiologique de Vienne, par section bilatérale du nerf auditif, rend les animaux insensibles aux mouvements simulant le ballottement. du navire alors que les animaux normaux présentent
vomissements et déséquilibre. Il en conclut que l'or:
gane de l’ouïe intervient dans la genèse du mal. Noyons, en provoquant des changements de position subits de la tête chez certains animaux entraîne leur mort par irrigation insuffisante du cerveau alors qu'il y a survie chez les animaux dont les sinus carotidiens sont énervés.Ilen déduitle rôle des troubles circu-
latoires et des sinus carotidiens dans la genèse du mal.