‹ Le Mal d'Oscillation: Étude Clinique, Pathogénique et ThérapeutiqueChapitre 26 sur 32 · EN ER | 247 LAN LOL · texte numérisé non relu

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Administrée à dose concentrée sous forme de potions ou spécialités.

— La papavérine sous forme de surparine ou de spasmalgine.

b) COMME ANTISPASMODIQUES :

— Le benzoate de benzyle sous forme de rhodazil.

— Le nilrile de soude : o gr. 29 toutes les 2 h. jusqu’à amélioration, tous deux très utiles chez les vieil-

lards et les hypertendus en raison de leur action hypotensive.

20 Action sur le système nerveux végétatif :

Etant donné le rôle primordial reconnu au système nerveux végétatif dans la genèse des troubles, il était tout indiqué, pour prévenir ou calmer ces troubles, d'employer les médicaments spécifiques de ce système.

Gontre l'hypervagotonie, qui est de règle dans la majorité des cas on dispose de deux groupes de produits : les vagolytiques et les sympathicotoniques.

— Les vagolytiques sont les plus employés. Ce sont les alcaloïdes de la belladone et en particulier, l’atropine. :

L’atropine était déjà utilisée sous forme de frictions par Le Coniat, médecin de la Marine impériale, en 1868, bien avant que la pathogénie du mal d’oscillation soit éclaircie.

Les découvertes de Cazamian et Nolf ont consacré son usage.

On l’emploie sous forme desulfate, par voie buccale

à titre préventif, par voie sous-cutanée à titre curatif. J. Rosenwald 5

Se A F

Dose préventive : un milligramme par jour per os. Dose curative : deux milligrammes par jour sous-cut.

On a même essayé des doses plus fortes progressivement croissantes.

L’atropine calme rapidement les principaux troubles, mais sa toxicité nécessite une surveillance médicale attentive : la sécheresse de la bouche, la mydriase, la tachycardie qu’elle provoque sont désagréables pour le patient et forcent souvent à interrompre le traitement alors que la dose active est à peine atteinte.

La belladone est, pour cette raison, préférée par beaucoup de médecins. |

On emploie :

— la teinture de belladone : XX à XXX gouttes par jour, -

— la bellafoline ou alcaloïdes totaux de la belladone préconisée par Bohec, 2 fois plus active que l’atropine et permettant un dosage plus souple.

Dose préventive : 4 comprimés de 1/2 mgr. de 2 en 2 h. Dose curative : 2 ou 3 injections de 1/2 mgr. à 6 h. d’intervalle.

L’hyosciamine lévogyre s’est révélée le principe actif de la belladone et a été employée à son tour, seule ou associée à la scopolamine sous forme du camphrate d’alcaloïdes.

Dose préventive : 2 dragées à 0 gr. 05.

Dose maxima : 4 dragées par jour.

La génatropine enfin s’est substituée à l’atropine.

ee — 59 —

Par voie buccale : XX à XXX gouttes 2 fois par jour ou -

4 à 10 granules de 1/2 mgr.

Par voie sous-cut. : 1 à 3 amp. de 2 mgr.

— Les sympathicoloniques, moins employés ont ce-

pendant quelques adeptes :

L'adrénaline est utilisée par Naamé.

Dose préventive :

2 mgr. avant le repas qui précède l’embarquement. 2 mgr. après le repas qui précède l’embarquement.

2 mgr. avant le 1% repas à bord.

Dose curative : 6 mgr. en 3 fois à 1 h. 1/2 d'intervalle.

L’éphédrine surtout préventivement, combinée à l’atropine.

Le sulfate de benzédrine, éphédrine sans fonction alcool, joint à son pouvoir hypertensif et antispasmodique, une action stimulante sur le système nerveux central. C’est un médicament d’avenir très utile à connaître mais qui doit être employé médicalement.

Posologie : 0 gr. O1 à 0 gr. 03 par jour jusqu’à 0 gr. 10 à "0 gr. 20 dans certains cas.

Contre l'hypersympathicotonie qui se rencontre chez certains sujets, dans les formes bénignes du mal d’oscillation où à la phase de début, on emploie :

— Les vagotoniques :

Esérine : 1 à 2 mgr. p. j. en granules ou potion.

Génésérine (salicylate) : 1 à 3 mgr. en granules ou solu-

tion.

— Les sympathicolyliques en particulier le :

Tartrate d'ergotamine sous forme de gynergène qui agit surtout préventivement à la dose de 2 comprimés de 1mgr. ou XXX à XL gouttes de la solution.

Avant de choisir le médicament à appliquer il y aura toujours lieu en tout cas de faire un examen complet du sujet pour définir son tempérament et, comme celui-ci est souvent complexe, il sera parfois utile d'agir en même temps sur le vague et sur le sympathique par des associations médicamenteuses

qui varieront avec chaque individu.

30 Action sur le système nerveux central.

Un autre groupe de médicaments s’adresse au sys— tème nerveux central qui commande et contrôle le système nerveux végétatif.

a) Des Eexciranrs ont été employés dans quelques cas pour lutter contre la dépression nerveuse.

Arséniate de strychnine.

Sulfate de benzédrine dont nous avons déjà vu le double rôle.

b) Maïs LES DÉPREssEURS sont en général plus utiles.

Ils agissent en procurant le sommeil, en calmant la douleur, en supprimant l'anxiété, trois éléments essentiels dans le mal d’oscillation.

Le chloral, les bromures sont utilisés depuis longtemps aux doses habituelles.

La morphine doit être réservée aux cas graves qu lle : calme bien, seule ou associée à l’ atropine:

SR ne

Chlorhydrate de morphine : un centigramme.

Sulfate d’atropine : un demi-milligramme.

en injection sous-cutanée.

Les barbiluriques, derniers venus, ont rapidement pris la première place en raison de leur faible toxicité, de leur administration simple et de leur action douce et efficace.

Ils ont tous en commun le radical de l'acide barbi- turique ou malonylurée

Lace — nes ACO NH > que nous représenterons par R.

Sur ce radical se greffent des chaînes plus ou moins complexes. C’est ainsi qu’on a :

(1) L’acide diéthylbarbiturique ou véronal.

CSSS 2 CH — CHA CH? — CH (2) L’acide dipropylbarbilurique ou proponal. LS ÉR JAMES 2 CH CH CH \ CHS — CH? — CH?

(3) L’acide diallylbarbilurique ou dial.

Le 2 2 CE? = CH — CH a.

CH? = CH — CH?” (4) L'acide butyléthylbarbilurique ou soneryl. CH — CH? — CH? — CH R CHS — CH?

(5) :L’acide phényléthylbarbiturique ou ininal ou

gardénal.

CH — CH R à / NX CH CH

(6) L’acide allylisopropylbarbiturique contenu dans le

somnifène.

(7) L’acide A, eyelopenténylalylbarbilrique décou-

vert récemment par M: Chaux.

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