MÉDICAMENTS
Enfin, un certain nombre de médicaments pris préventivement ont une action efficace. Comme ce
sont les mêmes qu’on emploie à titre curatif, nous
ne les mentionnerons pas ici, nous bornant à indiquer, à côté de la dose curative, la dose préventive.
Recommandons seulement au passager de demander conseil à un médecin avant de s’embarquer plutôt que de prendre au hasard une des innombrables spécialités vendues dans le commerce comme panacée
du mal de mer.
Il. — MESURES CURATIVES
C’est seulement en général à une période déjà avancée du mal, lorsque les vomissements sont apparus, qu’on fait appeler le médecin. C’est là que son rôle commence. Que fera-t-il ?
À) Traitement mécanique.
I n’est plus efficace à cette période : les exercices ne sont utiles que préventivement. L’amarinage ne peut plus qu'être spontané. Il est entendu que le sanglage doit avoir été pratiqué à l'avance.
La position étendue est la plus favorable, en décubitus dorsal, latéral ou ventral selon les auteurs et de préférence la tête basse.
B) Traitement physique.
L’hydrothérapie froide ou tiède : bains, douches avec massage, activant la respiration et la circulation, ‘calmant les nerfs, à une action au début du mal.
La diathermie à ondes courtes est employée sur le . Normandie, mais surtout à titre préventif.
Les inhalations d'oxygène stimulant la respiration et procurant le sommeil ont été préconisées en particulier par Dubois. Les Allemands y ont mêlé des substances médicamenteuses variées sous le nom de pro-
nauta Ï et pronauta II. :
DER ru
Les rayons ultra-violets enfin ont été essayés dans
le mal de l'air.
C) Traitement médicamenteux.
Nous arrivons à l'important chapitre des médicaments utilisés contre le mal de mer ; c’est grâce à eux
qu’on arrive à -Juguler les principaux troubles, une
fois ceux-ci installés, Mais on en trouve dans la litté-
rature une liste si longue et si variée qu'il est bien difficile de les classer. Nous allons essayer de le faire selon leur action physiologique, ce qui semble la méthode la plus logique.
1° Action directe sur le tube digestif :
Ces médicaments ont été les premiers essayés.
Ils agissent en arrêtant les vomissements par anesthésie de la muqueuse gastrique ou par action antispasmodique sur les fibres lisses de la musculature.
a) COMME ANESTHÉSIQUES ON A :
— Le menthol surtout employé en combinaison avec d’autres produits.
.— La polion de Rivière peu utilisée, on ne sait pourquoi.
— L'eau chloroformée à la dose de 1 cuillerée à soupe toutes les demi-heures jusqu’à sédation des vomis-
. sements.
— La cocaïne, très en vogue il y a quelques années, mais dangereuse par la toxicomanie qu’elle engendre.