SCÈNE VIII
RABOURDON, LE DOCTEUR, pau MADAME FONTANEY «
LINA
LE DOCTEUR, prenant sou chapeau. '
Allons, je vois que pour l’instant, je n’ai pas grand’chose à faire ici... vous avez raison, mon cher client, le loyer est une dette sacrée; vous me faites penser que j’ai aussi mon terme à payer; mais comme je ne suis pas en fonds pour le moment, vous voudrez bien me solder ma petite note.
RABOURDON.
Quoi? queUe note ?
LE DOCTEUR
Mes honoraires... tenez, faisons un compte rond... cinq cents
francs. (Rabourclon, qni buvait, avale de travers.) Ce n’CSt paS tl'Op pOUF
une soixantaine de visites.
RABOURDON.
Une soixantaine ! mais depuis que vous ne m’ordonnez plus rien, j’ai cru que c’étaient des visites d’ami.
LE DOCTEUR
Bon ! vous ne voudriez pas de celles-là, puisque les amis ne viennent que pour manger voti'e soupe et vous emprunter de l’argent.
RABOURDON, allant à son secrétaire.
Excusez; c’est un bon métier que celui de médecin! vous ne les faites pas pom- rien, vos visites !
LE DOCTEUR
Est-cc que vous donnez vos appartements pour rien, vous ?
RABOURDON.
Mais il me semble que vous prenez moins cher aux autres.
LE DOCTEUR
Vous ne louez pas vos mansardes au même prix que vos premiers étages. ’