SCÈNE XIV
' MADAME FOfiTANKY.
Esl-ce que vous vous trouvez malV RABOl}nUO>.
Non, du moins je ne crois pas.
MADAME FONTASEY.
C’est que vous êtes si pâle !
RABOURDON.
Moi?
LAROQUE
Mais je ne vois pas...
MADAME FONTANEY
C’est effrayant, regardez-vous, mais regardez-vous donc, (biic
loi prcnnte un miroirj.
RABOURDON.
Ah! je me fais peur (te livre lui tombe des mains.) Justc ciel! tous les symptômes... $Iais Ip remède, cherç^èz vite le rep^èdc.
■ LAROQUE
L’Art de se guérir soi-même... Voilà notre article, (n lu). a En attendant l'arrivée du médecin...
RABOURDON.
Comment, en attendant l’arrivée du médecin... Il faut donc un médecin?... " • . '
LAROQUE
Dame! voilà ce que dit l’Art de se guérir soi-même, (il lu). « On fera diète absolue.
RAPOURDON.
Moi qui ai bien déjeuné !
LAROQUE
« On se garantira de toute émotion...
RABOURDON.
Ça tombe bien !
LAROQUE
On se tiendra bien chaudement. (Rabourdon tire do sa pocbo uo boaeet de soie noire et le met).
LAROQUE, lisant.
« Sans cependant provoquer l’oppression par des vêtements
trop épais... (Rabourdon déboutonne sa redingote). Mais aUSSi, en S6 mettant à l’abri de l’humidité. (Rabonrdon reboutonne sa redingote).
RABOURDON.
Toujours en attendant l’arrivée du médecin?
LAROQUE
Toujours.
RABOURDON.
Et Esculape, qu’est-ce qu’il dit de ça?
LAROQUE
11 ne dit rien du tout.
RABOURDON.
Imbécile d’Esculape! Mais, mon Dieu! il faut donc rester sans secours?
MADAME FONTANEÏ.
Oh! rassurez-vous, monsieur, onvjtdes mois... des années, avec ça... et la preuve, c'est que le voisin traînait ce mal-là depuis longtemps, mais par exemple, à la moindre imprudence, en un clin d'œil, comme je vous le disais, à la suite d'un emportement... crac...
RABODRDON, d'une voix étranglée.
Laroque!
LAROQDE.
Palroh!
RABOURDON.
Va chercher le médecin.
LAROQUE
Le médecin, patron, quel médecin? un homœopathe?
RABOURDON.
Un nommé Vilmot.
Lui?
RABOURDON.
Va vite, mais va donc vite, malheureux.
MADAME FONTANEY, 4 Laroque.
N'allez- VOUS pas le mettre en colère à présent ?
LAROQUE
J'y cours. ( ii son).