‹ Le Mal de MerChapitre 10 sur 22 · Procn. « Pseudo-mal de mer. » Lyon médical, 8 mai · texte numérisé non relu

Procn. « Pseudo-mal de mer. » Lyon médical, 8 mai

dron, senteurs marines, hublots fermés, etc.), qui se sont produites lors du premier mal de mer lui aient paru sans importance et qu'il les ait oubliées, soit qu’elles se soient produites dans son inconscient ou son subconscient. Par la suite, l'habitude est devenue physiologique, c’est un instinct, aveugle, une seconde nature qui s'impose en despote. C’est contre elle que le médecin devra lutter.

Du MAL DE MER CHEZ LES ANIMAUX.

Tous les animaux sont sujets au mal de mer. Un certain nombre succombent dans les traversées particulièrement agitées : leur résistance nerveuse semble même très inférieure à celle de l’homme. Il faut, il est vrai, tenir compte des défectuosités des installations. Ainsi les moutons d'Algérie sont parqués de telle sorte qu'ils ne peuvent se coucher et sont pressés debout dans une attitude immobile. [1 n'est donc pas étonnant que les vétérinaires aient noté que, même après leur débarquement, ils restent inertes et se remettent difficilement.

Les vaches laitières notamment souffrent beaucoup ; la lacta-

tion diminue ou cesse complètement, non seulement la quan-”

tité, mais aussi la qualité du lait est modifiée.

Mais il ne faudrait pas croire que le mal de mer somatique existé seul chez les animaux. Ils sont suggestionnables et même ils le sont à un plus haut degré que la généralité des hommes. On dirait qu'ils subissent également l’influence de limitation : chez les moutons, le mal de mer semble gagner de proche en proche, quand quelques-uns ont été atteints (1).

Chez les animaux, comme chez les hommes, il semble donc exister deux sortes de mal de mer: l’un purement suggestif,

l’autre somatique.

1. M. Lepinav. Revue de l’hypnotisme, janvier 1907, n° 7, page 203. A Maillet Lai ;

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