‹ Le mal de PottChapitre 14 sur 103 · ALTÉRATIONS UES VISCÈRES · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS UES VISCÈRES

dans la région lombaire, les viscères sont peu modifiés par l’existence de la gibbosité. À coup sûr, la capacité du cou, celle surtout de la cavité abdominale, peuvent être très diminuées. Mais la plupart des organes, pour s’accommoder à ces changements, ne subissent que des déformations peu importantes. 11 n'en est pas de même dans la région thoracique.

Appareil respiratoire. — Par suite du rétrécissement et de la déformation de la cage et de la cavité thoracique, les poumons sont gênés dans leur développement, et altérés dans leur forme. La compression met un obstacle à leur fonctionnement physiologique, et par là diminue les échanges gazeux si nécessaires à la vie des organes. D’autre part la circulation sanguine pulmonaire est entravée. Cette stase d'un sang moins riche en oxygène dans les vaisseaux pulmonaires entraîne des altérations nutritives, qui se traduisent en clinique par une plus grande susceptibilité de l'organe, une prédisposition ;i toutes les affections inflammatoires, bronchites, pneumonies, etc. ; en anatomie pathologique, par de l’œdème chronique ou de l’emphysème de l'induration brune (Bollinger), du parenchyme pulmonaire, etc.

Cœur. — Ces troubles de la circulation retentissent rapidement sur le cœur droit qui se dilate, puis s'hypertrophie; il peut se produire une insuffisance des orifices pulmonaire ou tricuspidien. Les parois musculaires du cœur, malgré leur hyper-

trophie, peuvent ne pas suffire à la compensation (OErtel') et sont envahies par la dégénérescence graisseuse (11. Kurzak1 2, E. Neidert3).

Du côté du cœur gauche les mômes phénomènes sont amenés par des causes d’un ordre différent.

Aorte. — L’inflexion du rachis amène parfois de graves altérations de l’aorte.

Celle-ci, immobilisée parles artères intercostales, doit suivre les courbures du rachis (Bouvier 4 5 6, Lannelongue8, Tournissonl G). Rarement elle suhit un déplacement latéral ou une déviation en V ouvert en avant, ou latéralement. Au contraire, on trouve assez souvent une courbure antéro-postérieure ou latérale telle que l’aorte décrit une S à boucles courtes et rapprochées jusqu’au contact. Enlin dans certains cas la déviation présente des inflexions multiples superposées plus ou moins régulièrement (Bouchacourt7). Ses parois sont plissées, parfois comme invaginées ('Goodhart8) et son calibre Irès diminué. De là une gêne de la circulation qui ex-

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