‹ Le mal de PottChapitre 19 sur 103 · A IIC K S O S SI KM! EN T S · texte numérisé non relu

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muscle est réduite à une mince lame celluleuse. Les libres musculaires entrelacées du releveur et du sphincter sont dissociées, écartées peu à peu; l’abcès arrive à la face profonde du derme, et s’ouvre plus ou moins lentement, juste en arrière de l’orilice anal.

Quelquefois l’abcès perfore le releveur latéralement, dans un interstice des libres : il envahit alors l’espace pelvi-reclal inférieur ou fosse ischio-rectale, l’orifice flstuleux se place alors en arrière et sur le côté de l’anus.

Par suite de la résistance du derme, l’ouverture de l’abcès peut être retardée : l’abcès s’étend alors, envahissant la fosse ischio-rectale du côté opposé, ou refluant dans l’espace pelvi-rectal supérieur. Il peut se faire une voie concurremment par l’échancrure sciatique. Il peut encore s’ouvrir dans un des organes pelviens, surtout dans le rectum, mais aussi dans le vagin, la vessie ou l’urèthre (P. de Nucé. Th. Paris, 1874, p. 10-15).

Abcès consécutifs aux lésions poslét'ieures. — Les abcès de la face postérieure du sacrum proéminent directement sous la peau, où ils s’ouvrent dans le sillon inlerfessier. Ils peuvent, exceptionnellement, envahir la masse sacro-lombaire (Lannelongue). Ceux du coccyx viennent s’ouvrir dans le même sillon à une distance plus ou moins grande en arrière de l’anus.

Les abcès provenant des apophyses épineuses se

développent sur la ligne médiane ou comme ceux provenant des lames dans l’épaisseur des muscles rachidiens. Ceux qui viennent des apophyses transverses se dirigent tantôt en arrière, comme les précédents, et tantôt en avant. Leur trajet est alors identique à celui des abcès antérieurs latéraux.

B. Infection ganglionnaire. — Cette complication, fréquente, pour ne pas dire constante, a été surtout étudiée par Lannelongue1. Lorsqu’on dissèque, ditil, la région correspondant à l’angle rentrant et aux abcès tuberculeux, on découvre un certain nombre, quelquefois toute une chaîne continue de ganglions altérés. La propagation se fait de proche en proche, de ganglion en ganglion, en suivant les canaux lymphatiques; ces ganglions tuberculisés peuvent être le point de départ d’une nouvelle étape d’infection pour les groupes ganglionnaires voisins ou plus ou moins éloignés. L’examen des ganglions infectés montre qu’ils renferment des éléments tuberculeux à divers degrés de développement. Il peut arriver qu’ils se ramollissent, et forment de véritables abcès tuberculeux ganglionnaires, qu’il faut distinguer des abcès d’origine osseuse (Lannelongue. Tub. vertéb. p. 93).

C. Infiltration par propagation des organes et tissus ” voisins. — Cette infiltration peut s’effectuer par

propagation immédiate ou médiate. Dans le premier

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