Lannelongue. Tub. vertêbr., p
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cas, la paroi tuberculeuse de l’abcès venant au contact d’un organe, ce dernier, à son tour, est envahi par le processus. Nous avons déjà vu le fait se produire pour l’œsophage, la plèvre, le poumon, etc. Il peut en être de même pour les gros vaisseaux, en contact direct avec les vertèbres malades ou la paroi des abcès. C’est ainsi qu’à la région cervicale, l’artère vertébrale, en raison de ses rapports particuliers avec les vertèbres, peut avoir sa paroi envahie par la tuberculose et finalement perforée. Lannelongue n'en rapporte que trois cas, ceux de Régnier (.S’oc. anat., 1877, p. 504), Hasse et Legouest. Dans les régions thoracique et abdominale, l’aorte, d’une façon non moins exceptionnelle, peut être le siège d’une propagation tuberculeuse et d’une perforation de sa paroi.
Quand les séreuses pleurales et péritonéales ne sont pas le siège d’adhérences, elles peuvent présenter une infiltration tuberculeuse médiate, un semis de granulations d’autant plus rares et isolées qu’on s'éloigne de la lésion.
Lésions générales. — Nous connaissons celles qui sont dues à la compression mécanique et aux troubles de la circulation. Nous verrons plus loin les lésions dues aux troubles médullaires. Les plus marquées sont dues soit à la dégénération amyloïde des organes consécutive à la suppuration prolongée des abcès, soit à la reproduction à distance ou à la généralisation de la tuberculose, tuberculose pul-
monaire, méningée, péritonéale, etc., granulie aiguë généralisée, etc. 11 n’y a rien de spécial ici au mal de Pott. Le processus est le même qu’à la su itc de toutes les tuberculoses locales.