Leudet. Ibid., 1853, XXVIII, p
point do vue macroscopique tout au moins, sont bien connues depuis Louis et Ollivier d’Angers. La moelle est souvent déplacée, repoussée en arrière, un peu aplatie1, l’agent de compression existant surtout en avant. Si la pachyméningite est circulaire et surtout dans sa forme scléreuse, on peut trouver à son niveau un sillon plus ou moins large, un véritable étranglement2. Dans les cas de déviation très accentuée du canal, la moelle peut offrir une inflexion angulaire dont l’angle rentrant antérieur est parfois assez net. La pie-mère, en cepoint, est tantôtnormale et tantôt congestionnée, vascularisée; elle est signalée dans quelques rares observations comme étant le siège d'un travail d'exsudation inflammatoire.
La consistance de la moelle est quelquefois modifiée, soit augmentée, par suite de sclérose, soit diminuée et ramollie. La coloration dans le premier cas est plus blanchâtre, plus rosée dans le second.
Dans la plupart des cas , la pic-mère a son apparence normale et l'aspect extérieur de la moelle n'est que peu ou pas modifié.
Modifications microscopiques et altérations de la moelle. — A quelles modifications anatomiques et microscopiques corréspondent d’une part ces chan-
1. Obs. do Ridlon. Medical Record , 18S7, 26 mars, 16 juillet, I, pp. 361 et il, 8i; do Savory, St-Barth. Itosp. liep., 1869. A . p. 65, etc.
2. Obs. in Th. MicHaVd, p. 70. Au contraire, dans le cas de GuU cile plus haut où la tuberculose avait envahi la moelle, celle-ci était augmentée de volume.
gements macroscopiques, et d’autre part, les phénomènes cliniques de paralysie si fréquemment observés? La réponse à cette question ne laissait place à aucun doute il y a quelques années. Au niveau du point comprimé par la pachyméningite, la moelle était le siège d’une myélite de compression, décrite d’abord par Charcot1 et Michaud 2, admise par Bouchard3 4 * 6 et Courjon1, démontrée par les recherches microscopiques de Leyden 3. On ne peut être plus affirmatif sur ce point que Lannelongue « Les altérations de la moelle, d’origine compressive, sont les mêmes, quel que soit le genre de compression. Sous l’influence de la compression, le tissu de la moelle réagit par un travail inflammatoire. En d’autres termes, une myélite partielle est la conséquence à peu près obligatoire de la compression spinale (Charcot). Et cette lésion porte indistinctement sur la substance grise et sur les faisceaux blancs : c’est une myélite transverse.
«... Alors qu’on n’aperçoit aucune altération extérieure, l’histologie peut montrer déjà des altéra-
1. Charcot. De la compression lente de la moelle épinière. Leç. sur les mal. du syst. nerv., 2e série, 2e fascicule, 1873.