‹ Le mal de PottChapitre 38 sur 103 · LL MAL D JC I»0 TT · texte numérisé non relu

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Dans ces divers cas, on peut noter que la luxation, à moins qu’elle n’entraîne la mort subite, en survenant ou en s’exagérant brusquement, est compatible avec la vie, même si le canal rachidien est rétréci de façon à comprimer la moelle allongée. Mais cette compression peut être aggravée par des abcès inlra rachidiens, ou de la pacbyméningite fongueuse. Enfin la substance nerveuse peut être altérée.

Abcès ossifluenls. — Les foyers tuberculeux étant multiples il peut y avoir plusieurs abcès, indépendants ou communiquant entre eux. Les abcès extrarachidiens, les plus communs, se développent le plus souvent en avant sous la paroi postérieure du pharynx, qu’ils soulèvent. Ils s’ouvrent fréquemment dans le pharynx ou l’œsophage, mais peuvent descendre dans le médiastin, ou s’étendre dans le cou.

Les abcès intra-rachidiens, sont une cause décompression du bulbe; tantôt ils descendent, tantôt ils remontent, franchissent le trou occipital cl décollent la dure-mère encéphalique qu’ils peuvent traverser.

Les parties molles du cou sont plus ou moins empâtées, infiltrées : il y a souvent de l’adénopathie cervicale.

Lésions méningées. — L'adhérence solide de la duremère au pourtour du trou occipital et à l’apophyse odontoïde fait que cette membrane ne se laisse guère décoller, et est rapidement envahie par le processus tuberculeux. Comme dans les autres portions du ra-

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