Lannelongue. Tub. vert., p
ncy trouve sur 2 455 cas, 1 329 sujets du sexe masculin, et 1 126 du sexe féminin. Fisher donne 261 garçons contre 239 lilles. Seul Mohr a relevé un chiffre de femmes un peu supérieur à celui des hommes.
Hérédité. — L’hérédité est, pour Lannclongue, une des causes prédisposantes les plus importantes. Sans vouloir rechercher son mode d’action, et déterminer s’il y a transmission directe de l’élément infectieux des parents aux enfants, comme l’ont admis Landouzy et Martin, et comme tendraient à le faire croire les recherches de Weigert et de Baumgarlen qui ont trouvé le bacille, le premier dans le sperme, le deuxième dans l’ovule fécondé, ou si la contagion se fait postérieurement à la naissance, il est certain que dans beaucoup de cas on retrouve chez les parents les traces do manifestations tuberculeuses diverses, viscérales ou externes. L’influence de l’hérédité des parents tuberculeux peut consister en une débilité native qui persiste et prédispose à la contagion ultérieure.
D’autre part, nous pourrions énumérer diverses causes prédisposantes, ou admises comme telles, la masturbation, certaines affections antérieures, la scarlatine, la rougeole et surtout la coqueluche (Bradford et Lovett, p. 12). Entin le mal de Pott peut être une tuberculose secondaire, c esl-à-dire survenir chez un sujet offrant déjà d’autres localisations viscérales ou externes de la tuberculose.
Traumatisme. — L’influence du traumatisme,
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chute, choc, etc., comme cause prédisposante, ou même déterminante du mal de Pott, a été très discutée. On est d’accord pour rejeter la deuxième hypothèse, et les récits des malades qui ont vu la gibbosité se déclarer immédiatement après un traumatisme ont reçu leur véritable interprétation. Mais beaucoup d’auteurs, surtout américains, Sayre, Bradford et Lovett, Taylor entre autres, admettent l’influence du traumatisme. Les expériences bien connues de Max Schiiller semblent leur donner raison. Si on inocule la tuberculose à un animal et qu’on contusionne une de ses articulations, celle-ci devient le siège d’une arthrite tuberculeuse. Pourquoi n’en serait-il pas de même dans le mal de Pott, et pourquoi les vertèbres contusionnées ne constitueraientelles pas un terrain plus favorable à l’évolution des micro-organismes pathogènes? Taylor, sur 845 observations, a trouvé, dans 53 p. 100 des cas, un traumatisme dans les antécédents.
Localisation des lésions tuberculeuses dans le rachis. — La fréquence relative de l’envahissement tuberculeux pour chacun des segments du rachis ou les différentes vertèbres, est très diversement appréciée. Pour Billroth, Mohr, la prédisposition de chaque partie du rachis est en relations, à peu près exactes, avec le nombre des pièces la composant. Pour Lorenz, la maladie est d’autant plus fréquente qu’on se rapproche de l’extrémité inférieure de la colonne, et que le poids transmis par les parties sus-
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jacenles esl plus considérable. Bradford et Lovctt incriminent le degré de mobilité de chaque segment. Ces vues théoriques sont difliciles à concilier. D'ailleurs si on examine les statistiques détaillées, les résultats sont peu concordants, et ne sont en aucune façon comparables.