‹ Le mal de PottChapitre 48 sur 103 · Neugebauer. Du bassin vicié, 1884, p · texte numérisé non relu

Neugebauer. Du bassin vicié, 1884, p

2. Hergott. Ai'Ch. de tocologie, 1877, mars, avril. Ibid., octobre.

Au début, il est presque impossible de reconnaître l’existence d'un abcès, surtout dans les régions dorsale ou lombaire. Aucun trouble fonctionnel, aucun signe objectif ne peuvent révéler l’existence de l'abcès encore sessile. Quand son volume s’est un peu accru, il envahit dans la région thoracique le médiastin postérieur. Dans la région lombaire on peut parfois reconnaître un peu de matité plus ou moins limitée au point qu’il occupe. Encore, pour rechercher cette matité, faut-il soupçonner qu’un abcès s’est formé. Ce n’est que plus tard, quand son volume s’est accru dans de plus grandes proportions, que l’abcès constitue une véritable tumeur, avec ses signes habituels, voussure et matité thoraciques, collection limitée, arrondie ou allongée, peu tendue, fluctuante et mate dans l’abdomen.

Au cou il simule souvent un abcès rétropharyngien, fait saillie dans le pharynx, détermine de la dysphagie, de la dyspnée, de la raucité de la voix. Nous avons vu que ces abcès pouvaient envahir le médiastin postérieur, ou latéralement descendre jusque dans le triangle sus-claviculaire ouïe creux axillaire ou en arrière faire saillie sous le bord du trapèze. Ils peuvent aussi passer entre les apophyses transverses et les faisceaux des scalcnes, et venir à la région postérieure du cou.

Les abcès dorsaux amènent quelquefois de la dyspnée. Ils sont migrateurs etpassent dans lacoucheabdominale. Rarement ils s’ouvrent dans les bronches,

la trachée ou l’œsophage. Quelquefois ils cheminent en suivant l’espace intercostal.

Si ces abcès abdominaux ou parvenus dans l’abdomen se mettent en rapport avec le muscle psoas et y déterminent de l’inflammation, à plus forte raison s’ils se développent dans son épaisseur, la conracture musculaire fixant la hanche en flexion

Fio. 5. — Procédé pour rechercher la perte de l'hyperextension de la cuisse dans les abcès du psoas (Bradford et Lovelt).

appellera l’attention. Celte immobilisation n’est pas complète, comme celle de la coxalgie ; le mouvement d’extension ou d’hyperextension qu’il faut rechercher (fig. 5) est parfois seul impossible, il n'y a pas de rotation du membre en dehors ou en dedans, et l’abduction comme l’adduction sont possibles. Le trochanter affleure la ligne de Nélaton, signe absolu de l’intégrité des rapports articulaires. Enfin la flexion vicieuse de la cuisse n’est pas compensée

SEMEIOLOGIE.

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