Valkntini. Zeilschr. f. /clin. Med., 1893, XXXI
SYMPTÔMES N Elt VEUX LOMBAIRES. HO
plète, portant sur les deux membres inférieurs et restant tlasque à toutes ses périodes avec des troubles sensitifs peu marqués, et consistant en anesthésie des extrémités inférieures jusqu’à la hauteur du pubis, et quelquefois une zone d’hyperesthésie audessus. Mais les réllexes des membres inférieurs, conservés ou exagérés au début, ne tardent pas à être affaiblis, puis abolis : les muscles s’atrophient, la contractilité faradique diminue, la réaction de dégénérescence se prononce (Yalentini). Il y a paralysie des sphincters, et incontinence de l’urine et des matières fécales. Lorsque la douzième vertèbre dorsale est malade, l’incontinence d’urine devient complète et définitive, et il faut craindre la cystite d’une part, et d'autre part le decubilus acutus.
Au-dessous de la première vertèbre lombaire, la moelle cesse d’exister, et la pachyméningite tuberculeuse n’occasionne plus que des symptômes radiculaires. Mais ces symptômes sont eux-mêmes de deux ordres pour un même niveau, selon qu’ils dépendent de l’altération des nerfs lombaires et sacrés à leur passage au niveau des trous de conjugaison et des trous sacrés, ou delà compression et de l’altération de la queue de cheval. Les symptômes dans le premier cas sont plus localisés. Ils consistent en pseudo-névralgies, hyperesthésies sur le trajet des nerfs fémoro-cutané et génito-crural (issus du deuxième nerf lombaire et fournissant à la peau de la fesse, des faces postérieure externe et antérieure
de la cuisse, du scrotum et des grandes lèvres), du nerf obturateur et du nerf crural (issus des deuxième, troisième et quatrième nerfs lombaires), et en phénomènes de parésie ou de paralysie spasmodique des muscles adducteurs et droit interne innervés par le nerf obturateur, et plus rarement du couturier et du triceps innervés par le crural.
Au contraire, la compression do la queue de cheval au-dessous de la deuxième vertèbre lombaire amènera la paralysie de la vessie et du gros intestin, la paralysie avec atrophie et réaction de dégénérescence des muscles fessiers et pelvi-trochantériens innervés par des branches collatérales du plexus sacré, des muscles cruraux fléchisseurs de la jambe, et de tous les muscles de la jambe et du pied, tous innervés par le nerf sciatique. 11 y a en même temps anesthésie du périnée, du scrotum ou des grandes lèvres (nerf honteux interne), des fesses, des parties internes de la cuisse postéro-latérale de la jambe et externe du pied. Si la compression est limitée et ne remonte pas plus haut, la moitié interne de la peau de la jambe et du pied innervés par le saphène interne, branche du nerf crural, conserve sa sensibilité. De même les muscles adducteurs de la cuisse, le droit interne, le couturier et le triceps sont intacts et permettent jusqu’à un certain point la marche. Aussi le decubitus acutus est-il moins à craindre.
Si la lésion remonte plus haut et dépasse le disque intervertébral sous-jacent à la première vertè-
S Y M l' T Ô M K S .N K II V E L X S A C II Û S .
bre lombaire, le plexus lombaire est intéressé en même temps, et les derniers muscles sont paralysés en même temps que les autres, tandis que l’anesthésie gagne tout le membre inférieur.
Les lésions du sacrum retentissent sur les différentes branches du plexus sacré.
Dans ces différentes paralysies lombo-sacrées, il y a fréquemment des troubles trophiques cutanés marqués, glossy skin, épaississement de l’épiderme, éruptions vésiculeuses ou bulleuses, zona, eschares, hypertrophie des ongles et des poils, etc. MmL> Conta a remarqué que la température des deux plantes était inégale, et plus abaissée sur le membre le plus atrophié, contrairement à ce qu’on voit dans la coxalgie où le pied correspondant à la hanche malade donne toujours une température plus élevée que celui du membre sain (Lannelongue).