‹ Le mal de PottChapitre 68 sur 103 · I .'il · texte numérisé non relu

I .'il

L’Iiygiène du malade comprend une alimentation suffisante et, suffisamment azotée, la vie au grand air, autant que possible dans un climat favorable. Le séjour au bord de la mer, surtout au début et dans les formes lentes, est d'une utilité incontestable. On sait quels résultats merveilleux ont donnés les hôpitaux maritimes comme celui de Berok-sur- Mer. Il faut encore signaler certaines stations thermales, surtout les eaux chlorurées sodiques fortes comme Salins, Salies, Dax, et enfin Biarritz où le traitement thermal peut être suivi au bord de la mer. Le traitement maritime ou thermal est utile à toutes les périodes, mais surtout au début. Il est contre-indiqué dans les formes éréthiques, celles où une marche rapide fait craindre la généralisation, la granulie. Dans ces conditions, Arcachon me paraît la seule plage recommandable. S’il existe un abcès ossiflnent en voie d’augmentation ou de suppuration profuse, les eaux sulfureuses de Luchon ou de Barèges semblent mieux indiquées.

Parmi les médicaments toniques et reconstituants il faut citer surtout l’huile de foie de morue à fortes doses, puis le quinquina, le fer, l’arsenic. Le phosphore (huile de foie de morue phosphorée, un demi à un milligramme par cuillerée, trois ou quatre cuillerées par jour) m’a donné de bons résultats, mais c’est un médicament dangereux. La noix vomique ou la strychnine sont de bons toniques qui relèvent l’appétit; on doit les éviter s’il existe

Page 1