‹ Le mal de PottChapitre 69 sur 103 · TU AIT K ME NT · texte numérisé non relu

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une paralysie tendant à devenir spasmodique.

La médication antibacillaire est encore peu connue. Verneuil conseille l’emploi longuement continué de l’iodoforme à l’intérieur, surtout pendant la convalescence et pour éviter les rechutes.

Traitement orthopédique. — Le traitement mécanique cherche à remplir diverses indications qui se peuvent résumer en une seule : assurer le repos de la partie malade. C’est surtout contre la lésion initiale et ses conséquences les plus directes qu’il est spécialement dirigé. Deux circonstances peuvent se rencontrer. Tantôt le mal est en voie d’accroissement aigu et se manifeste par des phénomènes fébriles, des douleurs et de la contracture musculaire réllexe. Il sera nécessaire d'immobiliser les parties malades et de les soustraire à la pression pour arrêter la marche aiguë du processus, limiter dans la mesure du possible l’extension des lésions, atténuer les douleurs et la contracture musculaire et diminuer les chances de gibbosité. Mais cette double indication doit être remplie complètement. Tantôt au contraire, la maladie, sortie de la période d'accroissement, tend spontanément à la réparation. On pourra se contenter alors de favoriser ce processus par des moyens analogues, mais moins strictement applicables.

Or les appareils qui permettent de remplir cette double indication, immobiliser le segment malade et le soustraire à la compression, sont de deux

ordres : les uns nécessitent le décubitus; les autres sont portatifs. Les premiers seuls arrivent à remplir complètement les indications que nous avons posées. Avec les appareils portatifs, l’immobilisation et la « décompression » ne sont jamais que relatives. De la une première règle dans le traitement mécanique du mal de Pott. Tant que le processus tuberculeux revêt un caractère 'inflammatoire et que les lésions manifestent une tendance à l'extension, le décubitus est un élément indispensable du traitement. Nous verrons tout à l’heure qu’il n’est pas toujours suffisant.

Au contraire, quand la maladie est arrivée au stade de consolidation, elle relève du traitement ambulatoire avec des appareils assurant autant que possible l'immobilisation et la décompression.

A la première période le décubitus seul n'est pas suffisant. Il n’assure pas, surtout pendant le sommeil, l’immobilisation du rachis. Il faut donc au décubitus joindre la fixation, permettant le transport du malade en plein air, si nécessaire pour l’état général. En outre la décompression n’est pas assurée. Le décubitus dorsal aplanit les courbes normales du rachis, et, pour les régions lordotiques, en les rapprochant du plan horizontal, écarte les apophyses épineuses mais rapproche les corps.

Le décubitus même avec la fixation ne suflira donc pas toujours ; il faudra souvent y joindre Y extension continue que l’on peut obtenir par deux procédés, la traction ou la réclinaison. La traction peut

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