TH A ITEM EN T
s’exercer sur la tôte, le poids du corps placé sur un plan incliné assurant la contrextension ; mais elle ne donne des résultats appréciables qu’à la région cervico-dorsale supérieure. Dans les régions normalement lordotiques, une traction trop faible n’aura d’autre etl’et que de rapprocher les corps vertébraux et d’aider à la compression. La réclinaison consiste à placer un segment du rachis de telle sorte que la lordose normale soit exagérée ou la cyphose naturelle atténuée. Elle n’est guère applicable qu'à la région lombaire et souvent est pénible à supporter.
Ces considérations vont nous permettre de passer rapidement en revue les appareils proposés pour le traitement du mal de Pott.
Le simple repos au lit , sur un matelas suffisamment consistant, constitue la méthode la plus simple. Déjà préconisé au siècle dernier par David, il décharge à coup sûr les vertèbres malades du poids des parties sous-jacentes, mais n’assure pas l’immobilité, et ne remédie qu’incomplètement à la contracture musculaire et aux douleurs. Il oblige à confiner les malades à la chambre. Le matelas de crin de Busch1, transportable et muni de liens pour fixer les quatre membres, constitue déjà un progrès. Le malade peut être porté dehors : ses mouvements sont très restreints. Un dispositif très simple (une
i. Bcsch. Allgem. Orthop. Gymn. und Massage, p. 228.
pièce mobile sous le bassin) permet de faire faire au malade ses besoins naturels sans trop le remuer. Mais la fixation est incomplète, et le transport du matelas bien difficile.
Le décubitus dorsal sur un matelas peut être complété par l’extension continue et la réclinaison. Pour l 'extension, Volkmann emploie un lit un peu relevé à la tête pour assurer la conlrextension par le poids du corps, et pour l’extension un collier de Glisson, dont le lien réfléchi sur une poulie supporte un poids de 2 ou 3 kilos. Nous avons vu que celle méthode n’agit guère que pour la région cervicale. La grande attelle, dite attelle américaine, en forme de potence double, placée latéralement au corps, dépassant la tête et les pieds et permettant une double extension au moyen d’un seul lien que l'on serrerait à sa partie moyenne, et qui, se réfléchissant de chaque côté sur des poulies, se relierait en haut kun collier de Glisson, en bas à des étriers de diachylon fixés aux extrémités inférieures, serait préférable.
Pour la réclinaison on peut se servir d'un coussin en forme de rouleau ou de double plan incliné, glissé sous les reins. Rauchfuss1 a préconisé une sangle de 0m,20 de large, dont les extrémités seraient suspendues à un cadre un peu plus élevé que le plan du lit, et dont le plein, passant sous la région malade, redresserait la cyphose pathologique, l’extension étant