‹ Le mal de PottChapitre 72 sur 103 · Reyher. Arch. de Lange nbec/c, XIX, p · texte numérisé non relu

Reyher. Arch. de Lange nbec/c, XIX, p

lions do signaler est très simple. Une planche matelassée, sur les bords de laquelle on clouera une ceinture et des liens, ou mieux encore un cadre de fer sur lequel on tendra deux pièces de toile solide laissant un intervalle au niveau du bassin, avec une large ceinture lixée au cadre et servant à entourer et immobiliser le tronc, seront loujours faciles à trouver. Si on veut faire l’extension, on fabriquera une mentonnière de Glisson avec une bande de cuir souple, large de O"1, 06 à 0m,08 et longue de 0m,60 à 0"',70. On fera à la partie moyenne et suivant l’axe longitudinal une incision, longue boutonnière qui permettra dépasser la tête; les extrémités seront munies d’anneaux pour s’adapter à une traverse en fer présentant des crochets à ses deux bouts, ou simplement clouées aux deux extrémités d’une traverse en bois longue de 0m,25 à 0m ,30. Une corde attachée à cette traverse se réfléchira sur une poulie fixée à l’extrémité supérieure du cadre et supportera un poids. On pourra toujours donner au cadre la forme convexe ou concave longitudinalement qu’on jugera utile pour la réclinaison; les toiles devront alors être solidement tendues.

L’immobilisation est beaucoup mieux assurée quand le décubitus a lieu non plus sur un plan, mais dans un appareil se modelant plus ou moins exactement sur le corps du malade.

La gouttière de Bonnet est le plus employé de ces appareils, et peut être citée comme leur type.

TltAITEMENT.

Elle est trop connue pour que sa description soit nécessaire; il est facile d’y adapter les dispositifs voulus pour exercer 1 extension soit sur la tôle pour la région cervico-dorsale supérieure, soit sur les membres inférieurs pour la région lombaire. Son principal inconvénient est de coûter fort cher et d’être difficile à trouver loin des grands centres. La caisse de Nebel, le lit de Phelps remédient à ces inconvénients.

Pour construire la caisse de Nebel, on place l’enfant, les jambes un peu écartées, sur une feuille de papier gris ; on dessine exactement le contour du corps, et on marque les points où se trouvent l’anus et les creux axillaires. On reporte ce dessin sur une planche que l’on découpe en suivant le tracé, en laissant quelques centimètres de plus au delà de la tète et des deux pieds, et en pratiquant une ouverture ovale au niveau de l’anus, et une au besoin au niveau de la gibbosité. Sur les bords, on cloue une planchette verticale, s’arrêtant au niveau des aisselles. Le tout est rembourré, et le malade, placé dans cette caisse matelassée, est maintenu par un tablier enserrant le thorax et des tours de bande pour les membres. Une poulie de renvoi au-dessus de la tête permettra l’extension.

Phelps a encore perfectionné, tout en le simplifiant, cet appareil. La planche préparée comme cidessus, mais sans montants verticaux, est munie à chaque pied d’une planchette verticale contre la

quelle s’applique une deuxième planchette mobile au moyen d’une vis, eL de béquillons axillaires rembourrés. Le malade étant couché sur la planche, on le fixe avec des bandes plâtrées, qu’on cloue ensuite à la planche, en les modelant sur les membres et le thorax. On découpe avec la cisaille des valves en avant des membres inférieurs et du tronc. L’enfant étant enlevé, on revoit et matelasse à nouveau l’appareil. On garnit les valves de crochets. L’enfant, revêtu d’une chemise fendue en arrière et de bas de laine, est couché dans cette gouttière; les valves sont remises en place et assujetties par des lacets passant dans les crochets ou par de simples bandes. Au besoin on ajoute les dispositifs nécessaires pour l’extension cervicale et la contrextension.

Le lit ainsi préparé a tous les avantages de la gouttière de Bonnet. Tous les huit jours il est bon de vérifier le matelassage. L’enfant est mis à pial ventre sur un lit, les valves sont déliées et on enlève la gouttière, en recommandant à l’enfant de ne pas bouger. 11 est facile de remettre la gouttière sur l’enfant resté à plat ventre, en évitant toute secousse, tout mouvement. Cet appareil ne coûte guère plus d’une cinquantaine de francs. Un ouvrier intelligent peut souvent le fabriquer lui-même. Il est transportable; on peut le redresser dans une direction plus ou moins oblique, en l’appuyant par une de ses extrémités sur un siège, à un mur, etc.

Le lit plâtré de Lorenz est encore plus simple. Le

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