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chirurgien peut le fabriquer lui-même, et son prix est insignifiant. Il peut servir simplement à l’immobilisation, mais il est facile de joindre â celle-ci, au degré qu’on voudra, soit l’extension, soit laréclinaison. Nous empruntons à Lorenz la technique de son appareil *.
Pour fabriquer ce lit plâtré le chirurgien se procurera des coussins assez durs et de différentes
Fig. 7. — Position du malade pour l’application du lit plâtré
de Lorenz.
épaisseurs. Le malade étant couché sur le ventre, on dispose ces coussins : un sous le front, un sous la région claviculaire et un sous les cuisses (fig. 7). La partie moyenne du rachis s’affaisse vers le plan sousjacent, se mettant en lordose. La réclinaison ainsi obtenue sera graduée à volonté en variant l’épaisseur des coussins. Il faut procéder lentement et attendre que les contractions des muscles dorsaux cessent. 11 faut éviter une réclinaison exagérée, douloureuse. Les bras sont ramenés en avant et la tête est fixée par un aide.
1. Lorenz. Loc. cit., p. 643 et Congrès international de Berlin, 1890. Rev. (T Orthop., 1890, n° 6, p. 476.
1 (>t> LE MAL LE POT T.
On recouvre alors le dos d’une couche d’ouate allant du sommet de la tête aux cuisses. La gibbosité est bien matelassée. La ouate est recouverte d’une toile. On prend alors des bandes plâtrées (voir la technique au corset de Sayre, p. 180), que l’on conduit du vertex, puis des épaules et des aisselles en rayonnant, jusqu’au-dessous des plis fessiers; on dispose plusieurs couches, que l’on renforce ensuite par des bandes transversales imbriquées du haut en bas : les bords de ces bandes sont coupés régulièrement au niveau des bords. Une couche d’étoupe plâtrée complète l’épaisseur du lit. Enfin avec des bandes de toile on serre toutes ces couches en les appliquant exactement au corps.
On enlève le lit, on régularise ses bords et sa surface, on le sèche au four, puis on l’imperméabilise en l’imprégnant d’une solution alcoolique de gomme laque. Pour éviter les moisissures et les fermentations on attend pour se servir du lit qu’il soit absolument sec. On garnit la gouttière plâtrée d’une épaisse couche d’ouate recouverte d'une toile imperméable et d’une nouvelle couche plus mince d’ouate. On étend par-dessus le tout une serviette et on replace la gouttière sur l’enfant remis â plat ventre. On vêt enfin le malade d’un maillot ouvert en arrière qu’on ferme par-dessus la gouttière. De cette façon le patient est absolument fixé dans le lit à réclinaison, où on a pu obtenir le degré de réclinaison voulu (fig. 8).