‹ Le mal de PottChapitre 81 sur 103 · Rœckel. Austral, med. Journ., 1892, 15 sept., p · texte numérisé non relu

Rœckel. Austral, med. Journ., 1892, 15 sept., p

TH AITËMËNT.

reil. Je me contente tic faire bouillir le jersey dans une solution sursaturée d acide borique, si je crains la vermine, et de disposer, comme je 1 ai dit, deux jerseys l’un sur 1 autre de façon a pouvoir changer celui qui est en contact avec la peau.

A mon avis, le corset de Sayre constitue l’appareil le plus efficace, le plus léger, et le moins coûteux dans le mal de Pott. Mais il faut savoir l’appliquer, et surtout réserver son emploi aux cas dans lesquels on peut se contenter du traitement ambulatoire .

Appareils pour le mal sous-occipital , et le mal cervicodorsal supérieur. — Le corset de Sayre et les divers appareils décrits jusqu’ici ne sont applicables qu’aux tuberculoses de la région lombaire et des régions dorsales inférieure ou moyenne. Pour les tuberculoses de la région dorsale supérieure et des régions cervicale et sous-occipitale, ces corsets ne donneraient ni l’immobilisation, ni la décompression. Nous avons vu que celle-ci ne s’obtenait guère à la région cervicale que par l’extension continue. Divers appareils peuvent remplir une de ces indications ou simultanément les deux.

Immobilisation. — Toutes les minerves en acier, en cuir moulé, etc., imaginées pour le torticolis, peuvent être employées ici et assurent l’immobilisation. Quelques-unes sont garnies de crémaillères et donnent ainsi un certain degré d’extension. On peut aussi ajouter à certains appareils comme celui de Beely une pièce destinée à maintenir la tête.

Certains appareils plâtrés donnent les mêmes avantages. Celui de Furneaux-Jordan 1 s’applique de la façon suivante. Le patient est couché sur une table, les bras relevés et la tête mise en extension par un collier de cuir mince et une cordelette munie d’un poids. Les oreilles, les clavicules sont garnies d’ouate. Une bande de flanelle, large de tO centimètres, est placée le plein sur le front, les extrémités passant sur les oreilles, se croisant derrière la nuque et revenant en avant des épaules se recroiser sur le sternum. Le thorax étant revêtu d’un jersey, des bandes de flanelles plâtrées sont appliquées suivant le même trajet, et les extrémités antérieures sont maintenues par quelques compresses plâtrées disposées en corset léger (fig. 29).

J’ai appliqué souvent cet appareil qui donne une immobilisation suffisante, même une certaine extension. Il est plus facile à appliquer et plus efficace que le collier de Barwell2. Celui-ci se fait en feutre, gutta-percha ou flanelle plâtrée. La figure 30 montre comment une plaque entaillée forme en haut une mentonnière et en bas une chape s’appliquant aux épaules (fig. 31). L’appareil de Piéchaud consiste en un capuchon plâtré, embrassant le ventre, l’occiput, les régions temporales, la nuque et les épaules, laissant des trous pour les oreilles, adjoint à un corset de Savre.

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