Hawkes. Pkilad. med. News, 1892, 16 janvier
LE MAL 1) E l'OTT.
légers, mais coûteux et se laissant déformer. Les appareils en aluminium modelé de Phclps’ n’ont pas le dernier inconvénient, mais sont d'un prix très élevé.
Le corset de Sayre, accepté avec faveur et prôné par nombre de chirurgiens, a été l’objet des critiques les plus violentes. Sans aller aussi loin que Rœckel - , qui le qualifie d'hollnw moquery, on lui a fait les reproches suivants :
1° 11 ne maintient pas l’extension spinale obtenue par la suspension : il s’use assez rapidement et s’adapte de moins en moins exactement. Nous avons répondu déjà à ce reproche en montrant que le corset de Sayre assure beaucoup plus la réclinaison que l’extension et qu’il donne avec l’immobilisation la décompression des vertèbres, en transmettant au bassin le poids des parties sus-jacentes. Un corset bien fait dure longtemps sans s’affaisser : il est d’ailleurs facile de le renouveler.
2° Il peut causer des lésions de pression, ulcérations, eschares, etc. Cela n’arrive jamais si toutes les précautions sont prises et l’application bien faite.
3° Il empêche les soins de propreté. Sayre, pour éviter ce reproche, n’emploie plus guère que le corset amovible. J’ai dit déjà que l’amovibilité me paraissait diminuer beaucoup l’efficacité de l’appa-