‹ Le mal du jour de l'an ou Scènes de la vie écolière [microforme]Chapitre 13 sur 14 · LOUIS, AUGUSTE, FRANÇOIS ET LE DIRECTEUR · texte numérisé non relu

LOUIS, AUGUSTE, FRANÇOIS ET LE DIRECTEUR

LOUIS (devenant piteux).

M. le Directeur, je m'en allais à votre chambre. Notre homme est arrivé. Excusez si je me suis habillé avant de vous voir; c'était pour m’épargner la peine et la fatigue de plusieurs voyages de l’infirmerie à votre chambre et de votre chambre à l’infirmerie. Vous m'avez dit ce matin que vous n’aviez pas d’objection à me laisser partir, si le docteur le jugeait à propos ; le docteur m'a laissé comprendre qu'il allait vous parler dans ce sens, et quand il est parti, il a pris la peine de venir me dire à la porte de l’infirmerie que tout était arrangé.

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LE DIRECTEUR

C'est bien, déshabillez-vous. Vous allez immédiatement vous rendre à l’étude. Cet après-midi vous irez en classe, puis vous continuerez à suivre la communauté.

LOUIS

Monsieur...

LE DIRECTEUR

Nous conuaissons quelle est votre maladie. Vous avez agi avec nous d’une manière bien indigne. Plus tard, nous règlerons cette affaire et nous verrons comment en agir avec vous. (J{ sort).

DIALOGUE IX

LOUIS, AUGUSTE ET FRANÇOIS

LOUIS (se promena.,

Nacrébatan, en voilà une affaire !..…. en classe cet après-midi... Demain en classe... Toujours en classe... Adieu, jour de l'an... Adieu, beaux jours de miel... Hélas ! si près de réussir... C’est indi-

gne de se faire arrêter au moment de partir.

AUGUSTE

Triste dénouement, mon pauvre Louis, dénouement bien triste.

LOUIS

Oui; triste, triste à pleurer avec des larmes de* sang... se faire arrêter au moment de partir. AUGUSTE.

C'est le bon Dieu qui l’a permis, il finit toujours par punir la fourberie et le mensonge ; jamais les mauvais moyens ne conduisent à une bonne fin.

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LOUIS

Va-t-en au balai avec tes sermons.

AUGUSTE

As-tu été heureux ? pas du tout ; seulement tu t'es rempli la tête de belles chimères. Et maintenant te voilà malheureux, en réalité, et d'autant plus que tu as bâti de plus beaux châteaux en Espagne.

LOUIS

Les vrais amis sont rares; aussitôt que vous êtes tombé dans le malheur, c’est à qui vous donnera le coup de pied de l’âne.

AUGUSTE

Je ne veux pas insulter à ta déconliture, mon cher Louis; seulement, je voudrais que la leçon te protitat. LOUIS.

Se faire arrêter au moment de partir !

AUGUSTE

Te voici devenu la risée de tes confrères ; ils vont te demander : ‘ Comment es-tu, Louis ? le voyage a bien été, beaucoup de plaisir ? tout le monde se porte bien à Ste-Geneviève ? ”...…...

LOUIS

C'est indigne de se faire arrêter au moment de partir. AUGUSTE.

Tu vas te trouver en arrière dans tes classes ; tu ne comprendras plus rien ; quelle misère !

LOUIS

Se faire arrêter au moment de partir !

AUGUSTE

Puis, il n’y à pas de doute, une bonne punition t’at-

tend.

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