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LOUIS
La punition, s’il n’y a que cela, je m’en moque. AUGUSTE.
Et ta pauvre mère, quel chagrin ne lui causes-tu pas ? comme elle va pleurer en apprenant que tu es un fourbe, que tu perds ton temps, que tu ne tiens pas compte de leurs soins, que tu agis en ingrat ..…. Qu’astu à dire à cela ?
LOUIS
Je dis... ce que j'ai à dire ?...... j'ai à dire .…. je ds... que c’est indigne de se faire arrêter au moment de partir.
FRANÇOIS (en secouant Louis).
Es-tu fou, Loris, avec ton ‘‘ se faire arrêter au moment de partir. Ecoute donc Auguste, qui te dit de si bonnes choses.
LOUIS
Je l’écoute aussi.
FRANCOIS
Ça ne parait guère.
LOUIS
Il dit que je vais être la risée de mes confrères, que je me trouverai en arrière dans ma classe, que je fais de la peine à mes parents, que je vais être puni.
| FRANÇOIS
Eh bien !
LOUIS
Ce n’est que trop vrai. Encore une fois, la punition ne me fait rien, je ne l’ai pas volée. Mais, ce qui me fait le plus de peine, c’est de perdre la confiance du Directeur qui a toujours été si bon pour moi. Maintenant, il va toujours se tenir sur ses gardes, il ne me
. Je ent
ue ils
croira plus, il va toujours se dire : peut-être Louis es- Sale-t-il de me tromper.
FRANÇOIS
Va le trouver et dis-lui que tu promets de mieux faire à l’avenir.
LOUIS
Je le lui ai déjà promis tant de fois, et toujours j’ai manqué à ma promesse, (Quand je pense à cela, la vie du collège me devient insupportable.
AUGUSTE
A tout péché, miséricorde, Louis. Prends une forte résolution, et par une conduite ferme, franche et ou-
verte, gagne cette confiance que tu as perdue. (José entre).
DIALOGUE x.
LOUIS, AUGUSTE, FRANÇOIS ET JOSÉ
JOSÉ
Vite, M. Louis, la voiture vous attend.
Je ne m’en vais pas, Je reste.
JOSÉ
Certes, vous avez changé d'opinion bien vite; vous badinez ?
LOUIS
Hélas ! non, je ne badine pas. Je voulais aller faire un tour à la maison, j'ai feint la maladie, le Directeur a tout découvert, il m'a sionifié de rester, Ah! je t'en prie, mon cher José, ne dis rien de tout cela à mon père, ne dis rien à ma mère.
JOSÉ
Mais ils verront bien, sans que je leur dise, que vous n'êtes pas avec moi.
LOUIS
Tu pourras leur dire que je suis mieux, et que je préfère achever de me rétablir au collège.
JOSÉ
Je me doutais qu’il y avait feuque ‘8e là-dessous.
LOUIS
Ah ! si j’avais su, j'aurais bien continué d'aller en classe, à l'étude ; je n'aurais jamais mis le pied dans cette misérable infirmerie ; Jamais je ne me serais laissé attaquer par cette late du ‘‘ jour de l'an,” et aujourd'hui je ne serais pas sous le poids de cette con-
fusion qui m'accable. (/{ sort).
FRANÇOIS
Et il n'aurait pas été à la peine de se faire arrêter au moment de partir. (Auguste et François sortent). JOSÉ.
Et pis, sou, aussi, ma pauvre Fadée, et pis moi, de faire un voyage blanc.
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