‹ Le mal du pays; ou, La batelière de Brienz, tableau. Par MM. Scribe et Mélesville. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de MadameChapitre 9 sur 9 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Vous, monsieur Auguste ?

Vous, soldat !

AUGUSTE

Et pourquoi pas "... soldat honoraire... Il vous faut un secrétaire : vous l'avez dit ce matin... vous I9 prenez dans votre re'giment.

STUBAC.

Cbe pouvoir prendre qu'un Suisse.

AUGUSTE

Est'ce que je ne le suis pas ?.. citoyen de Berne !... il faut bien que ça me serve à quelque chose. Air : Pes Amastmiiô».

A la parade aîosi quà la caserne , En liljjury , nous irons , le matin.., Vous commandez..- Mais le soir je giouverne , Et comme ami et comme an élevé enfin , ,* ' 'ié VOUS condiHs dans le quai'tier d^'Antiu. {A Pierre.)

Heureux traité dont mon ame est ravie ! Ainsi , g^aiment échangeant leur malheur » Deux exilés retrouvent leur patrie , Deux malheAireux fe trouvent le bonheur.

i' STUBAC.

Ylr... yâ, j« résiste blus... vous partez avec moi.

AUGUSTE

Merci, mon colonel... Pierre, tu es libre... e'pouse celle que tu aime.').^. Adieu , ma petite Gritly.

GRITLY, baissant les yeux.

Adieu! monÂeur Auguste.

Ah ! monsieur Ang^nste ! c'est donc vous qui voii« en iallez... Comm' c'est l\eureux? ce départ là m'enlève tous mes soupçons... Quel bonheur , Crritly , de retrouver sa maîtresse fidèle quand on ne s'y attend pas !

AUG USTE

Je crois bien... Moi, qui retourne en France... je n'aurais demandé qu'une surprise pareille.

LISBTETH.

Ah! je l'espère pour tous.

Auguste.

C'est possible , mais je n'y compte pas... ( A Pierre» ) Toi , mon garçon , rends-la heureuse au moins..» ( A mivoix. ) Et vous , Lisbeth , si jamais vous aviez à vous plaindre de lui... rappelez-vous que je suis toujours-là?,., son remplaçant... (A Stubac.) Allons, colonel, en route. CHOEUR FINAL, Musique de M. Adam.

Après un aussi long^ voyaçe , Qu'il est doux l'instant du retour !

Courez revoir l'heureux rivage Ou vous avez reçu le jour.

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