PRÉPARATIFS DE RÉCEPTION
Le jour que Daniel avait fixé pour son retour, une couple d'heures après le dîner , l'intendant sortit du Wulfliof et suivit aveo une certaine hâte un chemin qui courait sur le dos des collines.
Le vieillard avait mis sa plus belle toilette : il portait im habit jioir, une cravate blanche, une chemise gapnie de dentelles et des gants glacés tout neufs.
Soit que ce costume de cérémonie rehatissât la noblesse naturelle de ses traits, soit que sous l'influence d'une joyeuse perspective, il relevât davantage la tête, il j avait en ce moment dans la personne de M« Willibald quelque chose de distingué qui inspirait le respect et attestait qu'il avait jadis fréquenté les plus hauts cereles de la société.
Il était évident que le vieil intendant , tandis qu'il poursuivait son chemin, se trouvait plongé dans une douce rêverie qui berçait son âme; car il souriait â ses propres pensées^ faisait de la tête des signes d'approba* tton, remuait les lèvres comme s'il parlait & quelqu'un»