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L'étonnant M. Brasseur se faisait décerner dans le

Figaro (6 juin) cette petite note élogieuse.

« Un bon point à M. Brasseur. Le sympathique (a qui ?)

directeur des Nouveautés n'a pas voulu attendre la visite de la commission des théâtres pour assurer la sécurité du

public.

11 a déjà commencé à enduire ses décors du procédé Ignifuge {Pourquoi ce grand I. Le rédacteur de cette note aurait-il /jrfs « Ignifuge » pour un chimiste?) pour leB rendre absolument ininflammables et, sous peu de jours, toute la scène sera à Tabri du feu. »

Ceci prouve'que, sans la menace d'une inspection sérieuse, bien que coupablement tardive, le sympathique M. Brasseur aurait continué à jouer dans son four crématoire les fours de ses fournisseurs hab

Partout, malgré les avertissements du passé, la commission d'incendie, au lieu de veiller, avait laissé condamner les perles de sortie, enîasscr les spectateur.-, et obslruei'

cieuses et comprenait qu'après avoir été victime dans un théâtre subventionné de Tinsouciance des députés et de la rapacité d'un peuple de fonctionnaires essentiellement budgctivores il serait fatalement la victime de l'incurie de l'administration, de la cupidité effroyable des exploiteurs de spectacles, dans presque tous les théâtres qui appartiennent à des particuliers ou à des sociétés privées.

N'oublions pas, pour mieux éclairer cette sombre situation, de rappeler ces détails typiques:

Quand l'incroyable M. Turquet menait sa fille à rOpéra-Gomique, il exigeait qu'elle fiit munie crime corde à nœuds.

L(î colonel Couston a déclaré que jamais il n\i conduit sa famille au théâtre, estimant

les (It'gîipomciits par une accumulation de strapontins ou <1(* sir'M's volanls.

qu'aucune salle de spectacle ne présentait de garantie suffisante en cas d'incendie.

Voilà de quoi rendre rêveur.

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