‹ Le mal et le remède [microforme]Chapitre 2 sur 2 · MILLE, SIX CENT VINGT-CINQ GAL- LONS · texte numérisé non relu

MILLE, SIX CENT VINGT-CINQ GAL- LONS

Ces comités en sont venus à la conclusion qu'il se consomme annuellement en Canada pour $00, 000,- 000 de boissons enivrantes. ”

Je passe sous silence les scènes de | ménage et les séparations de corps, dont l'abus des liqueurs est la principale cause.

Mais je ne puis cacher qu'il y a dans Montréal, pour une population de 150,712 habitants, (en 1881), 1080 débits de boissons licenciés, et sur ce nombre 535.

cabarets ou hôte's. Ce chiffre en dit assez ; inutile de le commenter.

Aux Etats-Unis, au temps où les sociétés de tempérance furent établies, en 1828, on a calculé que la consommation annuelle de l’eau de vie s'élevait à DEUX MILLIONS CINQ CENT QUATRE-VINGT-DOUZE MILLE litres, pour une population de douze millions; que le chiffre annuel des victimes de l’ivrognerie y était, terme moyen, de 400, UOO des deux sexes. (Encyclopédie du 19e siècle.)

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Il résulte d’une circulaire que la grande société de tempérance de Londres adressait, il y à vingt ans, à ses associations sœurs d'Angleterre, que le nombre des ivrognes, dans le Royaume- Uni, n’est pas moindre que 600,000, dont 5,000 meurent chaque année, en moyenne 157 par jour, de l’abus des liqueurs alcooliques.

En 1881, le New-York Medical Gazette disait, que le whiskey a imposé, en dix années aux Etats-Unis, une dépense directe de SIX CENT MILLIONS DE DOLLARS, qu'il a causé une dépense indirecte de PAREILLE SOMME, qu'il a détruit CINQ CENT MILLE existences, qu’il a fourni CENT MILLE orphelins aux asiles; qu'il a fait mettre en prison et dans les WORK-HOUSES TROIS CENT CINQUANTE MILLE INDIvipus;qu'il a causé par incendies ou violences, la perte d'au moins dix millions de dollars, et qu’il a fait deux cent mille veuves et un million d’orphelins.

À vous de dire, Messieurs, si la quantité en a diminué.

Qu'on me permette de citer ici quelques lignes extraites du rapport de M. Paradis, chef de police, pour 1886.

‘ Cette question des auberges est des plus sérieuses, vous en conviendrez, Messieurs. C’est la source, non seulement d’une foule de désordres contre lesquels l’autorité a à lutter, mais encore de misères très grandes chez les classes pauvres. Il n’y a pas que les grandes avenues de la ville qui les renferment, les faubourgs en sont infestés, et on les trouve maintenant là où elles sont non seulement inutiles, mais où elles constituent un danger permanent pour les fa-

milles. Après avoir monopolisé

les coins de rues, elles se sont placées partout, à tel point que dans certaines rues, on en trouve presque à chaque pas.

En outre, le prix des licences

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est élevé et il faut cependant faire

de l'argent.

Rien de surprenant alors que les gens s'efforcent tant de procurer des amusements à leurs pratiques dans les auberges et les restaurants, soit par la musique, soit par les jeux de billards, les jeux de cartes, les représentations de pugilistes,

Letc.. etc. tandis que d’autres, mu- 3 ) )

nis de licences d’auberges, tiennent leur établissement continuellement ouvert et y trouvent leu: avantage, même en payant regulièrement l'amende pour infraction à la loi des licences !”

Une autre note lugubre est celle donnée par M. Germain, greffier

i de la Cour du Recorder :—-

“Comparé à celui de 1885, le nombre des cas de buvettes ouvertes le dimanche a plus que tripléen 1886.

J’attribue ce résultat à rien autre chose qu'à une surveillance plus active de la part de la police. Les coupables ont été condamnés à une

he

amende de $50, que la loi permet Æ s de porter à $75, à la discrétion du t tribunal. Je crois que MM. les le magistrats de police, de même que le président de cette Cour, en ap-E el pliquant la loi avec plus de sévé-E n.

rité, peuvent rendre de grandsh te services aux hommes de bonne vo-E nr lonté qui cherchent à enrayer lesE m progrès de l’ivrognerie. Unpointh $.

important serait, à mon sens, d’obtenir que MM. les commissaires des licences demeurent inébranlables dans leur détermination de} refuser une licence d’hôtel à ces restaurateurs qui n'ont d'hôtelier que leur enseigne, Car l’expérience démontre que la plupart de ces hôteliers de nom abusent des privilèges que la loi leur confère.”

Je trouve dans le journal ‘“ The Toronto Globe” de mars 1887, un calcul comparatif qui a une haute portée :

‘€ Tandis que le peuple des Etats Unis consomme annuellement pour neuf cent millions de piastres de

spiritueux, il ne dépense que quatre millions et demi de dollars pour les missions en pays infidèles.

Et tandis que la quantité annuelle de boissons consommées en Canada s'élève à $27,623,000, le montant recueilli par toutes les dénominations chrétiennes, pour les missions étrangères, n'excède pas $400,000.

En d’autres termes le peuple des Etats-Unis dépense en boissons enivrantes 200 fois plus que pour | les missions en pays infidèles, et

à celui du Canada environ 70 fois hôtelierÉ autant. | l'ex pér1- La dépense annurlle pour le ipart deË pain aux Etats-Unis ne s'élève qu’à sent des 5505,000,000, et pour la viande

$303,000,000, tandis qu’en Canada ces dépenses ne sont que de $21.- 675,000 et $22,475,000 respectivement.

Le peuple des Etats-Unis ne dépense en lainages de toutes sortes que le quart d'argent qu’il gaspille annuellement pour des liqueurs

les Htats ent pour \stres de

enivrantes,; en chaussures, pas plus qu'un cinquième ;—en sucre, melasse, environ un sixième ; en éducation de tous genres, moins qu'un onzième.

En Canada, quoique la comparaison ne soit pas aussi désastreuse, cependant elle n’est pas consolante. Tandis qu’en Canada on consomme pour $27,623,000 de boissons enivrantes, on ne dépense que $3,000,000 en coton de toutes sortes ; et environ $18,000,000 en chaussures, On dépense un peu plus de neuf millions en sucre et melasse, et les frais d'éducation ne se montent pas au tiers de ce qui se consomme en liqueurs. ”

En face de cette triste perspective, il n’est pas étonnant que des hommes de cœur se lèvent et cherchent les moyens de résister aux envahissements du mal. Il faut que cette question soit bien importante, puisque les hommes les plus sérieux sont ici Ce soir pour l’entendre traiter, puisque notre clergé

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nous y pousse, et que notre archevêque a jeté un cri d'alarme aux hommes de bonne volonté.

Messieurs, permettez moi de vous le dire, la tâche que vous vous im-

posez est des plus honorables, mais

il ne faut pas oublier qu’elle est très ardue. Car si je comprends votre démarche, elle est celle d'hommes sérieux, Or les hommes sérieux connaissent toute la portée du combat qu'il y a à livrer contre le mal. Votre premier soin sera naturellement de prêcher d'exemple :

de n'être la cause, ni de près ni de loin, du mal que vous voulez combattre ; de renoncer à tout intérêt provenant de sources corrompues; de froisser même vos propres intérêts et ceux de vos amis, pour le triomphe du bien. Et ce devoir est plus difficile à accomplir qu'un grand nombre ne se l’imaginent.

Les travaux que vous aurez à faire seront des combats d'attaque et des combats de défense, des

| marches, des contre-marches, des | retranchements et des fabrica- | tions d'armes. | 1e La societé des honnêtes gens a | Lu pour mission de travailler à maintenir parmi les citoyens l'unité de foi, la puissance sociale de l’Eglise, le droit chrétien, la constitution chrétienne de la famille ; telles étaient les grandes assises de l’édill fice religieux et social de nos an- IN cêtres, assises bien affaiblies auqu jourd’hui.

| Vous vous étonnez peut-être, (N messieurs, de ce vaste programme | que je déroule sous vos yeux, et vous auriez peut-être cru qu'il ne 5 s'agirait pour vous que de prome- l’

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l ner un drapeau à travers les rues. a 1h Mais il ne faut pas oublier que :

l: l'ennemi que nous avons à com- Æ q battre possède des pièces formida- r

| bles, au moyen desquelles il sape d ! toutes les bases de notre société. | q

Il manie toutes les armes : l’in- t jure, le sarcasme, la calomnie. Il C q

pénètre dans les lois, dans la philo-

s, des )r1Ca-

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t-être, Aa mm e x, et il ne DrOMEs rues.

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philo-

sophie, dans les arts, dans la littérature, dans les théâtr es, dans les ateliers, partout. C'est donc là

w’il faut aller lui livrer bataille.

L'appât dont il se sert pour attirer la foule, c’est d’enflammer les passions tantôt par l’amour des plaisirs, tantôt par l'amour des richesses, de la jouissance, de la volupté ou de la vaine gloire.

Quoi ! me direz-vous, vous prétendez que nous serons obligés de le combattre ainsi partout? Mescieurs, je vous le demande, à quoi vous ser virait de fermer une ou plusieurs des portes de la citadelle que vous gardez, si l’une d'elle laisse pénétrer l'ennemi? Parmi vous, toutes les aptitudes, tous les talents, toutes les

| professions, tous les états ont de

dignes représentants. Vous formerez donc des comités, chargés d’étudier des questions spéciales, d’attaquer tel abus, tel vice, de dévoiler.

telle plaie. Peut-être que cette Association catholique n’est, elle-même, qu'un comité chargé de prendre

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les moyens de détruire un vice, l'ivrognerie, par exemple, et que d’autres associations seront chargées. de combattre d’autres vices.

Les devoirs de votre société et de chacun de vous, vousseront assignés.

Sans doute, messieurs, On ne manquera pas de vous résister d’abord par le sarcas me, vous pouvez vous y attendre.

On vous prêtera toute espèce de motifs, On vous qualifiera de toute sorte de noms, depuis celui d’hypocrite jusquà celui de jésuite ; on dira même que vous êtes des révolutionnaires, si vous résistez à quelque mesure des gouvernemens.

On n’oubliera pas de dire tout ce que l’on sait de votre conduite passée, présente et même future. On sordra vos reins. On déterrera ce qui était, et on inventera ce qui n’est pas. Et en résumé on vous lancera cette phrase :

‘quand le diable fut devenu vieux il se fit moine. ”

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vice, t que charvices.

et de signés.

on ne ésister AS pou-

èce de e toute i d'hyéguite ; tes des sistez à verne-

> dire >» votre même a, On inven- >Nn l'ÉSUphrase :

vieux

Les batteries du monde et du démon seront formidables, permettez-moi de vous le dire. Et plusieurs d’entre nous resteront sur le champ de bataille, meurtris, honnis, bafoués.

Et ce qu’il y a de plus désolant, c’est que les coups ne viendront pas seulement de l’ennemi.S’il n’y avait que ceux là, ce serait certes loin d'être décourageant. Au contraire, pour les gens de cœur, rien ne donne du courage comme la grandeur des obstacles qu'oppose un adversaire. Maïs, vous pouvez vous y attendre,les projectiles viendront de ceux qui hier vous encourageaient ou étaient des vôtres, ou de ceux qui ont pour thème de prêcher la paix, la conciliation, et qui s'effraient qu’on se chicane pour le triomphe d’un principe, d’une idée.

Ceux là surtout, qui trouvent leur intérêt à ce calme de l'existence, seront les plus acharnés à vous har'asser,

Vous serez étonnés de voir au

millieu du combat surgir un groupe qui, pour 8e faire des amis dans les deux camps, fournira même des armes aux ennemis, tandis qu’il fera mine d’être de votre côté.

D’autres vous laisseront froidement sacrifier, et ne prendront les armes que lorsqu'on les attaquera individuellement,

Vous assisterez à ce spectacle navrant, et qui est la grande cause de notre faiblesse, c’est de ne voir qu'un petit nombre se lancer dans la mêlée, et la plus grande par tie laisser faire ou insulter ceux qui sy ruent.

C’est toujours la navrante scène du Calvaire, où un petit nombre se tenait au pied de la croix, tandis qu'un groupe restait indifférent en présence de ceux qui blasphémaient et insultaient le Christ.

Un des projectiles que ne manqueront pas de vous lancer, même vos amis, Ce sera de vous dire : Qu'’avez-VOus à vous occuper de ces questions qui ne regardent que

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tandis rent en maient

anqueme vos : Qu'ade ces it que

les prêtres? Qu'ont à faire les laïques dans la moralisation des peuples ?

Je voudrais bien savoir #i le chrétien, quelqu'il soit, est crée et mis au monde pour manger, boire, digérer et s’engraisser,

Et puis les prêtres sont-ils les seuls intéresés au maintien de l’ordre, au triomphe des bonnes mœurs, au respect des droits de la morale? Qui donc recueillera le triste fruit des vices de la société ?

Nous et nos enfants.

Sur qui retomberont les déplorables effets de la dégradation ?

N'est-ce pas sur nous et sur nos enfants ?

Et puis, est-ce que le clergé ne fait pas sa part, et sa large part ?

Ne voyez-vous pas nos prêtres se dépenser tous les jours, à l’église, au confessionnal, au chevet des malades, dans les collèges, partout, pour nous et nos enfants ?

Est-ce que nos religieuses ne se consument pas à toute heure dans

les hôpitaux, dans les hospices, dans les institutions de charité, pour notre salut et celui de nos enfants ?

Est-ce que les missionnaires ne volent pas, comme des éclaireurs, aux confins de la civilisation, pour élargir les bornes du royaume du Christ ? Qui profitera de ces conquêtes sur la barbarie? Nous et nos enfants,

Si nous avons du cœur, nous devons aussi faire notre petite part, surtout quand on nous y convie.

Mais, dira-t-on : si tout le monde est soldat, si tout catholique est obligé de combattre, si la chrétienté est une vaste armée, pourquoi ces associations, comme celle dont vous parlez ?

Sans doute, nous sommes constitués en une vaste armée, et bien organisée, certes, sous le commandement en chef d’un habile général. Mais lui-même, dans un sublime ordre du jour, ne nous commande-t-il pas de nous unir en as-

ices sociations ? Sans doute, nous cons-

rité, tituons une vaste armée, mais dans .

nos une armée il y a différents corps d'infanterie, de cavalerie et d’artil- 8 ne lerie. Et quelquefois, il se forme eurs, des corps d'élite qui ont une mispour sion particulière à remplir.

e du Vous avez vu, dans cette grande con- lutte française, au milieu de ces

régiments qui couvraient le sol de

a la France, surgir ce bataillon des a de- zouaves pontificaux, qui, l'étendard part, du Sacré-Cœur déployé, courut nvie. simmortaliser au champ de Loionde 6nY- Tan

» est | Quel service a-t-il donc rendu ?

étien- Sans doute il s’est fait broyer. Oui, rquoi | mais il sauva l'honneur de la dont France. Il se fit écraser, sans

doute, mais cet holocauste 1immolé sur l'autel de la Patrie,

se releva le drapeau du Sacré Cœur, man- teint du sang le plus pur de la géné- nation. De ses plis s’échappa 0: Be cette prière sublime: ‘ Sacré-

| | | com- Cœur de Jésus,sauvez la France!!!” | n 4s- Ce cri fut répété par notre malheu- |

reuse mère-patrie, et cette dévotion, ma foi de soldat m'en donne la certitude, sauvera la France.

Vous aussi, messieurs, vous avez surgi du milieu de cette armée qui couvre notre pays, à la voix de notre digne archevêque. Vous aurez vos insignes et votre étendard. Vous vous ruerez dans la mêlée. Vous serez peut-être broyés. La victoire semblera vous tourner le dos. C’est le sort des soldats du Christ, d’être en butte aux tempêtes, quand dans la barque ballottée, le divin pilote semble endormi.

Pourquoi nous en étonnerions nous, quand cette épreuve a été tant de fois prédite, et que tous les héros de ces combats fameux ont eu le même sort? Mais votre œuvre portera ses fruits,et nos enfants les recueilleront,

Sans doute les efforts isolés sont effectifs. Vous voyez de vaillantes âmes porter de rudes coups dans

les rangs ennemis. Vous voyez encore de ces chevaliers hardis frapper d’estoc et de taille, dans les champs de la littérature, dans le journalisme, dans les parlements, à la tribune. Et même vous avez des soldats plus modestes, qui dans les cercles, dans les ateliers, se distinguent et font grand bien.

Autrefois surtout ces héroïques.

défenseurs des principes et de la morale, conquéraient des contrées.

Mais il ne faut pas perdre de vue que l’ennemi lui-même s’est aguerri, et surtout s’est multiplié ; qu’il a lancé de par le monde non seulement des bataillons nouveaux et nombreux,mais surtout ces associations ténébreuses qui, armées de toutes pièces, écraseraient,par leur nombre et leur tactique, les sentir nelles perdues, les tirailleurs isolés, qu'un souffle divin peut pousser en avant pour leur propre gloire, plutôt que pour le salut de Ia nation.

Il nous faut donc nous unir en bataillons serrés, et, au moyen d’une discipline éclairée, s’entendre sur la nature des armes à employer.

D'ailleurs, dans ces associations.

l'harmonie est plus facile et le courage mieux soutenu. Quand on sent les coudes se toucher, on sent mieux aussi les battements du cœur . l’héroïsme est plus facile.

C’ese ce qu'a compris notre chef, qui vient de former les cadres de ce bataillon dit “Association catholique.”

Il est appelé à de hautes destinées, j'en ai la conviction. Chacun y aura son rôle à remplir, tous aussi glorieux les uns que les autres, aux yeux du divin capitaine.

Pour moi, simple clairon, je suis fier du rôle que vous m'’avez confié. Je vous remercie tout particulièrement Monseigneur, ainsi que tout cet auditoire distingué, pour l'attention et la bienveillance avec

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lesquelles vous avec accueilli ces quelques paroles parties du cœur.

Je souhaite ardemment, messieurs, qu’elles trouvent un écho dans vos propres cœurs. De votre concours dépendra leur efficacité.

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