V. note XVII
Eau. d’endive, \
Eau de capillaire, ( ana une once.
Eau de fumeterre, )
Purger ensuite le malade avec la préparation suivante 1 :
Pr. Diacatholicon, ) . ,
tA, . ..... ' ana 6 drachmes.
Electuaire lenitif, }
Infusion de rhubarbe dans eau d’endive i drachme.
Mêlez et faites une potion avec q. s. de décoction de fruits cordiaux et de fleurs cordiales.
Ajoutez :
Sirop de violette une once et demie.
J’ai l’habitude encore, dans les premiers jours de la maladie, d’aider à la digestion de la matière
i. Cette formule et nombre de celles qui vont suivre contiennent l’indication de vieux remèdes qui, ayant joui autrefois d’une certaine célébrité, sont complètement tombés en désuétude de nos jours, et dont parfois le nom même nous est inconnu. Pour faciliter l’intelligence du texte et pour éviter au lecteur de fastidieuses et souvent difficiles recherches , je crois devoir donner d’une façon succincte la composition de ces agents oubliés de la vieille thérapeutique.
Diacatholicon (ou Catholicon, purgatif universel, etc ). Vieil électuaire, très-renommé jadis, de composition fort complexe : casse, séné, agaric, rhubarbe, tartre soluble, polypode de chêne, réglisse, raisins secs, armoise, aigremoine, capillaire, anis, miel , sucre , etc. — C’était
par l'usage d’un sirop magistral préparé, d'après
mes indications, de la façon suivante :
Pr. Fumeterre, Capillaire, Buglosse, Endive,
ana une poignée et demie.
Sauge,
ana
une demi-poignée.
ana
Polytric ,
Raisins secs,
Drupes de sébestier,
Prunes de Damas . .
Pommes acides écrasées n° 6.
Vin de grenades une demi-livre.
Eau d’endive,
une once.
de fumeterre.
ana.
une livre et demie.
— de buglosse, j Faites bouillir jusqu’à réduction du tiers; passez; puis ajoutez : Sucre q. s.
F. s. a. un sirop avec :
Suc de fumeterre,
— d’endive,
— de houblon une once.
Dose : une once et demie, à prendre le matin dans une
infusion de capillaire, d’endive et de fumeterre.
ana .... 2 onces.
Après avoir ainsi digéré la matière pendant dix.
un remède considéré comme « purgeant toutes les humeurs ».
Electuaire lenitif : Séné, tamarin, manne, raisins secs, pruneaux, polypode de chêne, spica nard, orge, sucre, etc. — Considéré comme un purgatif « un peu inférieur au catholicon, mais plus propre à ramollir et à lubrifier les conduits ».
à douze jours à l’aide de ce sirop, on administrera le purgatif que voici:
Pr. Casse
Diacatholicon. .
Electuaire rosat
Ou bien encore, si la maladie date déjà de plus de six mois, on pourra remplacer ce dernier électuaire par une dose équivalente de confection Hamech1.
Tous les deux mois, jusqu’à la fin de la première année de la maladie et même au delà , on devra réitérer la digestion et les purgations susdites, en
une demi-once, une once.
2 drachmes.
i. Vieil électuaire portant le nom de son auteur (Hamech, médecin arabe). — La composition en était des plus complexes : coloquinte, séné, myrobolans, agaric, rhubarbe, scammonée, épithyme, tamarin, casse, manne, suc.de fumeterre, pruneaux, raisins, polypode de chêne, absinthe, thym, anis, fenouil, roses rouges, cannelle, gingembre, spica nard, miel, sucre, etc., etc... — Suivant les croyances du temps, chacune de ces nombreuses substances avait, dans l’effet total de Pélectuaire, son rôle spécial, sa destination propre, et devait modifier telle ou telle humeur, modérer ou augmenter l’effet d'un remède associé, corriger la sécheresse de celui-ci ou la chaleur de celui-là, tempérer l’astringence de l’un ou l'acidité de l’autre, etc. De là cette polypharmacie désordonnée qui a dominé la thérapeutique naïve de plusieurs siècles.
A l’époque où vivait notre auteur, la Confection Hamech, encore fort en vogue, était considérée comme « solutive des humeurs cholériques salses et adustes. Et pour cette cause on la donne à ceux qui ont la gorre ^mal français) et à ceux qui ont ulcères virulents, chancre, lèpre, rognes et mort-mal ».
ayant toujours soin de procéder dans le même ordre, c’est-à-dire de n’administrer les purgatifs qu’après avoir provoqué une digestion préalable.
Parfois encore, dans l’intervalle de deux purgations j'ai trouvé quelque avantage à l’administration des pilules suivantes :
Pour cinq pilules. — A prendre soit avant, soit après les repas, suivant les indications1.
Enfin, j’ai l’habitude de prescrire âmes malades des scarifications suivies d’applications de ventouses. Ces scarifications seront faites de préférence au niveau des omoplates, des fesses et des hanches.
Elles trouveront surtout leur utilité dans le cas où l’on aura affaire à des sujets de complexion pléthorique, chargés d’humeurs malsaines ou couverts d’éruptions 2.