‹ Le mal français 1514Chapitre 19 sur 27 · V. note XXIII · texte numérisé non relu

V. note XXIII

pituite qui sourd des gencives et des tissus avoisinants. Parfois aussi il se développe dans la bouche, sous l’influence de cette salivation abondante, des ulcérations véritables qui communiquent à l’haleine une notable fétidité.

Ces derniers symptômes réclament de la part du médecin une surveillance attentive et minutieuse. Tant que dure le flux pituiteux de la bouche, il faut exiger que le malade se confine dans un milieu à température élevée. Lorsque s’établit l’écoulement salivaire, on aura garde de prescrire des médicaments styptiques dont l’action répercussive courrait risque de refouler à l’intérieur du corps l’humeur morbide qui tend à s’éliminer par la bouche1. On se contentera, pour une semaine, d’administrer des gargarismes tempérants, adoucissants et légèrement détersifs, dont je donnerai plus loin la formule.

Peut-être la médication que je propose ici trouvera-t-elle des adversaires. Peut-être me reprochera t-on de vouloir introduire le mercure dans le traitement du mal français. A cette objection, que je prévois, j’opposerai l’autorité même de Galien, qui dit, aux chapitres IX et X de sa Théra-

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