‹ Le Mal qu'on a dit des medecins (volume 2)Chapitre 11 sur 88 · MÉNANDRE · texte numérisé non relu

MÉNANDRE

... A prendre un médecin bavard c'est une maladie de plus que Ton gagne.

... Ce qui m'a achevé, c'est la consultation des médecins que mon médecin a voulu s'adjoindre ; je succombe sous le nombre (2).

(i) Dans une comédie jouée à Venise vers la fin du XVI* siècle, la Verita raminga, se trouve une réminiscence de ce passage : un apothicaire et un médecin se réjouissent de voir ue les maux publics vont faire leur bien particulier.

(2) On raconte que l'empereur Adrien mourut d'un flux de sang dans la Campanie, à l'âge de soixante-deux ans, en prononçant les mêmes paroles : « C'est le grand nombre des médecins qui m'a tué. » Aussi lui attribue-t-on souvent, & tort, la

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M. P... estant extrêmement malade et voyant autour de lui plusieurs médedns qu'il avoit fait appeller pro forma, afin de faire une consultation sur sa maladie, dit qu'il s'imaginoit estre un soldat qu'on alloit passer par les armes, et

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a ainsi, ajouta-t-ilens'adressant à celui qui sembloit estre le plus habile de ces médecins, monsieur, je vous prens pour mon parrain. »

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