‹ Le Mal qu'on a dit des medecins (volume 2)Chapitre 31 sur 88 · ÉVANGILE SELON SAINT MARC · texte numérisé non relu

ÉVANGILE SELON SAINT MARC

25. Alors une femme malade d'une perte de sang, depuis douze ans,

26. Qjii avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, et qui, ayant dépensé tout son bien, n'en avait reçu aucun soulagement, mais s'en était trouvée plus mal,

27. Ayant entendu parler de Jésus, vint dans la foule, par derrière, et toucha son vêtement.

(i) La mon de ce monarque qui survint, malgré l'assisuace de nombreux médecins et après deux années de souffi'ance, donna sans doute à réfléchir au roi Ézéchias qui, dans la crainte d*un pareil sort ou réellement convainc que la médecine était contraire au culte divin, fit brûler les livres de Salomon contenant des remèdes à toutes les maladies, « parce que, dit Cedrenus, le peuple y ayant recours négligeait de s'adresser à Dieu pour en obtenir la santé. »

28. C»r elle disaii : Si je puis seulement loucher son vêiemeut, )e serai guérie.

29. Au m£me instant, son sang qui coulait s'arrÊta, et elle sentît dans sou corps qu'elle était guérie de son infirmité.

TERTULLIEN (leo-ajo)

IV... On se rend Esculape fiavorable par des pantoufles à la mode des Grecs.

VI.. • Soranus, savant auteur de k médecine méthodique, enseigne que l'ime se □ourril d'aliments corporels, et qu'il lui faut de la nourriture pour réparer ses défaillances.

X... Cet Hérophile, cessant d'être médecin pour devenir bourreau, qui disséqua des milliers de corps pour interroger la nature, qui délesta l'homme pour pouvoir le coimaître, n'en a peut-être pas mieux exploré pour cela les merveilles intérieures, parce qu'il s'opère un grand changement dans les parties privées de vie, surtout lorsqu'il ne s'agit pas d'une mort natu-

réOCf mais sorvenoe à la suite des divers tourméats anxqueb les recherches de l'anatoniiste a exposé des malheureux pleins de vie (i).

XV... Le médecin Asdépiade s'applaudit de ce raisonnement : « La plupart des animaux à on lenr enlève les parties du corps dans lesqaeUes on place le siège principal de la £iculté souveraine de l'âme, ne laissent pas de survivre qodque temps et de donner des marques d'intelligence. Û en est ainsi des mouches, des guêpes et des sauterelles quand on leur coupe la tète; ainsi des chèvres, des tortues et des anguilles quand on leur arrache le cœur.

Donc, la £iculté prépondérante n'existe pas.

Si elle existait, la vigueur de l'âme ne continuerait pas, une fois que la ùculté supérieure est anéantie avec ses organes. Mais la plupart des médecins, Hérophile, Erasistrate, Diodes, Hippocrate et Soranus lui-même, et enfin nous autres chrétiens plus nombreux que tous, nous soutenons qu'il y a dans l'âme une faculté dominante et qu'elle a son sanctuaire dans une certaine partie du corps (2). Il y a mieux,

(i) Hérophile, médecin de Ptoiémée Soter, et Erasistrate, médecin de Séleucus Micanor, osèrent, sous la protection de ces princes éclairés, disséquer des cadavres humains. Cette audace, contraire aux mœurs et aux coutumes religieuses des anciens, les fit accuser d'avoir disséqué des hommes vivants; Médée fut ainsi accusée de £ure bouillir les gens vi£s, lorsqu'elle inventa les- bains chauds. La même calonmie fut, on le sait, renouvelée plus tard contre André Vésale.

(2) Hippocrate plaçait l'âme dans le cerveau; Hérophile

Protagoras, Apollodore et Chrysippe euï-mêmes sont de cette opinion, en sorie qu'Asclépiade, réfiilé par euï, cherche ses chèvres qui bêlent Kias cœur, et chasse ses mouches qui voltigent sans tête, et que tous ceux qui préjugent les dispositions de l'ânie humaine d'après k condition des bêtes, savent que ce sont euJi qui

XXV... Parmi les médecins, se rencontra également Hicésius (i), infidtle à la nature aussi bien qu'à son art.

... Il y a parmi ces instruments de chirurgie une aiguille d'airain qui sert i faire périr secrètement un enfant dans le sein de sa mère, on la nomme embryosphacte (î), parce qu'elle a pour fonction l'infanticide, et par conséquent, l'immolation d'un enfant qui vil. Elle a été entre les mains d'Hippocraie, d'Asclépïade, d'Ërasistrate,

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[î] Composé de âtnx mou gttc3 qui li^HeiiT : je !□'

d*Hérophîle qui disséqnah même des hommes vivants.

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