SAINT AMBROISE
Les règles de la médedne sont contraires û la connaissance des mystères divins; elles
(i) Platon, dans sa République , liv. III, avait d^& exprimé la même idée d'une manière plus philosophique: « Les médecins, écrit-il, deviendraient très habiles dans leur art s'ils éprouyaient eux-mêmes toutes sortes de maladies et qu'ils fussent d'une constitution débile et valétudinaire. > Montaigne traite le même sujet, avec sa verve railleuse et implacable, au liv. III, chap. xin de ses Essais : « C'est raison qu'Us prennent
la y , s'ils la veulent sçavoir panser. Vrayement je m'en
fierois k celuy-la: car les aultres nous guident, comme celuy qui peint les mers, les escueils et les ports, estant assis sur sa table, et y faict promener le modèle d'un navire en toute seureté ; jectez-le k l'effect, il ne sçait par où s'y prendre. Ils font telle description de nos maulx, que faict un trompette de ville qui crie un cheval ou un chien perdu, tel poil, telle haulteur, telle aureille : mais présentez le luy, il ne le cognoist pas pourtant. »
détournent du jeûne, condamnent Tétude et défendent tout exercice d'une méditation profonde. (In psàl.)