VARIA
Érasme dit d'un pauvre malade qui avait eu dix médecins en consultation, et qui ne laissa
(i) Voir la note 4 de la page 12.
(2) Voir la note i de la page $6.
pas de mourir après cette cérémonie, que c'était plus qu'il n'en fallait pour faire mourir non seulement un homme malade, mais Thomme du monde le plus sain.
J. Bernier, Essais de Médecine.
... Erasme, qui avait observé les médecins pendant la maladie du meilleur de ses amis, de laquelle il mourut, reconnut, qu'au lieu de lui procurer quelque soulagement, par quelque bon remède, ils passèrent tout le temps, comme on fait encore aujourd'hui, à disputer sur la cause de son mal. Toio tempore quo decubuit agrotus, de génère morhi disputarunt,
Lesieur de Marconnay, Réflexions sûr la médecine.
HECTOR BOETHIUS (i) (1470-1550)
HISTOIRE D'ECOSSE Liv. II
Le roi Reuthas (2) ayant su que nombre de DS, attdnts de blessures ou de maladies, étaient
) Historien écossais, professeur au collège d'Aberdeen, •«i et correspondant d'Érasme.
'• i^xinot écossais était contemporain du roi d'Kgyptc Hkdelphe, qui lui envoya une ambassade.
morts par suite de l'ignorance des médecins, porta, de Tavis des notables, un décret défendant à quiconque de prendre désormais le titre de médecin, à moins d'être dans l'art d'une habileté reconnue, attestée par une longue expérience, sous peine de mort pour ceux qui n'y obtempéreraient pas. Auparavant, en effet, chez nos compatriotes, il n'y avait personne qui exerçât spécialement la médecine, le premier venu pouvant se dire médecin. Suivant l'antique coutume des Égyptiens, ils portaient leurs malades sur la place publique ou dans quelque rue fréquentée, pour que les passants donnassent leur avis et conseillassent ce qu'ils avaient fait eux-mêmes pour se guérir de la même maladie, ou ce qu'ils savaient avoir été fait par d'autres. Il n'était pas permis de passer devant un malade sans rien dire.