LE FILS DU MÉDECIN
Pour le former dans Tart de la grammaire, Un médecin m'avait envoyé son garçon.
Quand Pen£uit eut appris sa première leçon :
« Muse, chante la colère, » Et « Qui de tant de maux devint la source amère; »
Puis enfin le troisième vers :
« Et de mânes sans nombre enrichit les enfers, » De renvoyer chez moi se dispensa le père, Qui dit en me voyant : « Grand merci pour mon fils I Ce sont choses qu'il peut apprendre à mon logis. Enrichir les enfers est ma tache ordinaire, Et je n'ai pour cela nul besoin de grammaire. »