‹ Le mal qu'on a dit des médecins (volume 3)Chapitre 57 sur 106 · C. DUBOS · texte numérisé non relu

C. DUBOS

J'étais dans quelque incertitude Si ma fièvre viendrait ou non, Lorsque le médecin Pargon M'a su tirer d'inquiétude.

Il faisait un froid pénétrant :

L'habile homme, tout en entrant, M'^ touché de sa main glacée.

Ami, je suis hors d'embarras ; Ma fièvre, qui ne venait pas. Dans ce moment s'est avancée.

La Moni^çtë.

De cent disciples escorté

Quk>n 'voit en tous lieux à ta suite, • •

Hier, tu me rendis visite.

Pour savoir^ disais-tu, l'état de ma santé :

Par ton ordre, cent mains, plus froides que la glace, Me tàtèrent le pouls fort méthodiquement.

>.s • Mon cher Purgon,je t'en rends grâce; .

Jç.W*4Yais pas la fièvre, e^jè )'ai. main tenant.'... ..."

S.-F. Be&taami>.

J'étais indisposé, mais je ne souffrais guère :

Chez moi Purgon arrive incontinent Il me tâte le pouU, me presse un peu Tartère : Je n'avais point la fièvre, et je Tai maintenant.

M. Saint- JusT.

Je languissais^ docteur, mais tu vins à l'instant : Je n'avais pas la fièvre, et je l'ai maintenant.

BOURIAUO.

A Montpellier, école favorite

De Galien, j'étais tout languissant :

Quand Barbeyrac vint me rendre "iid^te.

Que d'écoliers suivait un demi-cent

L'un médisait, ce pouls est capricant;

L'autre, il est dur; tous m'ont touché l'altère

Avec des mains froides comme glaçon :

Fièvre n'avais en aucune façon.

Or m'est le maître à présent nécessaire ;

Ses écoliers m'ont donné le frisson.

De SéKBcé.

Je. n'avais point de mal pressant, e n'étais qu'un peu languissant ;

Mais, aussitôt que dans ma chambre.

Avec cent écoliers, vous avez mis le pié.

Mon mal s'est accru de moitié :

Car, au plus grand froid de décembre.

En .me touchant. k ppnls ils m'ont si bien gelç.

Qu'ils m'en ont fait prendre la chèvre.

Aussi je n'ai point eu de fièvre, Mais, Symmach, à présent, je sens bien que je l'ai.

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