INVECTIVES CONTRE UN MÉDECIN FRANÇAIS
Liv. I, ch. I". — De V intention de l'Auteur; pourquoi il a été forcé c^ écrire. Il demande au Lecteur de l'excuser s^ii a écrit d'une autre façon que d'habitude.
Qui que tu sois, qui de tes importuns aboiements me force à reprendre ma plume, laissée au repos, et qui réveilles, pour ainsi parler, le lion assoupi, tu vas voir qu'autre chose est de s*en prendre, d'une langue médisante, au renom d'autrui, autre chose de défendre le sien, armé de son bon droit. Je l'avoue, la lutte qui s'engage entre nous est iUégale : tu as dû me frapper, et je n'ai pas dû te rendre tes coups. Q.uel renom peut en effet avoir. un
(i) Cette lettre, adressée au Pape pour rengager « à éviter un trop grand nombre de médecins », valut & Pétrarque une diatribe dirigée contre lui par l'un d'eux ; il y répondit par ses quatre, livres d^Invtctixes dont nous donnons quelques extraits.
mercenaire et infâme artisan? Or, nous ne com* battons pas pour des richesses ou pour TEmpire, rhonneur seul est en cause id, et tu sais bien, sans qu'il soit besoin de te le rappeler, dans quelle indigence, dans quel dénuement tu es à cet égard. Pourtant, puisque tu m'obliges de m'abaisser à ce que spontanément je n'eusse jamais fait, et que d'ailleurs force m'est de répondre, de peur que si je restais muet à tes attaques, par mépris (ce qui m'était tout d'abord venu à Tidée), tu ne te targues de mon silence, après m'être excusé, sinon vis-à-vis de toi, du moins vis-à-vis du Lecteur, je répliquerai, mais à quelques-unes seulement de tes assertions. Tu en profères un si grand nombre d'ineptes, que quiconque les jugerait dignes d'une réponse paraîtrait encore plus inepte.
Ch. III. — Ci Histpas le métier de médecin, ce sont ceux gui l'exercent et non peu tous encore, mais seulement les effrontés gu*il convient de désapprouver.
Pour moi (je ne l'ai pas oublié), j'ai censuré, non le métier de médecin, mais ceux qui l'exercent, et non tous, mais les impudents et ceux qui diffèrent toujours d'avis avec les autres. Chose étrange ! conmie si vous vous rendiez justice, au fond de l'àme, toi et beaucoup d'au-
très, vous vous êtes là-dessus fâchés, exaspérés. Je ne sais ce que cela signifie. Qp'on attaque les philosophes pesants, qu'on harcèle les poètes sans verve, qu'on se moque des orateurs sans art> jamais Platon ni Aristote, jamais Homère ni Virgile, jamais Cicéron ni Démosthène ne seront compris dans le nombre; mais qu'on attaque les médecins inutiles et ignares, tous se mettent à frémir, à délirer. Ce dont je ne me doutais en rien auparavant, une toute petite Ëpitre me l'a révélé : j'aurai dit en ce genre quelque chose de particulier. Cela provient-il donc de ce que nul d'entre eux n'est exempt de la flétrissure commune? Je ne veux pas le croire. Je ne désespère pas encore de trouver quelque médecin qui approuvera hautement ce que j'ai dit et ce qui me reste à dire, qui reconnaîtra son propre éloge dans la note d'infamie infligée aux autres, et, ce qui, j'en suis persuadé, est la marque de tous les bons esprits, se réjouira d'appartenir au plus petit nombre. Si telle n'était pas ma conviction, je n'aurais pas, pour rappeler les termes dont je me suis servi, conseillé au Pape d'en choisir un seul entre tous, recommandable non par son beau langage, mais par sa science et sa droiture. Toi, bien sûr, tu n'es pas celui-là ; si tu l'étais, à un homme qui se contentait de blâmer les médecins querelleurs et ignorants, tu n'aurais jamais écrit une épître si boursouflée.
Tu étais piqué au vif; voilà pourquoi tu as crié si fort. »
Ch. rv. — Excuses de V auteur; il n'a écrit ni pour flatter ni par envie. De l'inextricable discordance des médecins, La Rhétorique n'est pas soU' mise à la Médecine.
...Voici maintenant que tu nies que les médecins soient en désaccord entre eux, et c'est ce dont se plaint le genre humain tout entier I Plût au ciel qu'il en fût ainsi; j'aimerais mieux en avoir menti, quoiqu'il ne me soit pas possible de m'être trompé en cela. J'aimerais mieux être dans Terreur, et que tout le monde fût sain et sauf, qu'avoir dit vrai et que restassent en danger tant de milliers d'hommes placés sous la domination discordante, variable et tout à fait incertaine des médecins. Tu prétends que, lors de la dernière maladie du Souverain-Pontife, vous êtes tous tombés d'accord. Fais bien attention ; je ne te dis pas de ne point mentir (c'est pour vous chose journalière et habituelle), mais ne mens pas devant tant de témoins, la Vérité elle-même puisse-t-elle vous couvrir de confusion 1 Peut-être êtes-vous tombés d'accord lorsque le Saint-Père s'est rétabli; mais ce dont nul ne doute, et le Saint-Père lui-même, il se serait rétabli bien plus tôt, si tout le temps de sa maladie tu avais habité au fond des régions de l'Inde. Oh ! si, ce dont le présage me fait hor-
reur (mais quoique Vicaire du Dieu immortel, il est mortel lui-même), si donc il eût payé sa dette à la Nature, dans quel profond et confus désaccord vous seriez tombés tous, à propos du pouls, des humeurs, du jour critique, des remèdes!
Vous auriez rempli le ciel et la terre de vos discordantes clameurs, ignorant, tous tant que vous êtes, la cause de la maladie. Malheureux ceux qui tombent malades et qui ont confiance dans votre secours ! Christ, dans la main duquel est le salut des hommes, Ta sauvé malgré vous, ignorants, et je le supplie de le conserver encore aussi longtemps quMl sera nécessaire, et pour lui-même et pour le bien de TÉglise qu'il gouverne. Vous appropriant ce qui venait de Dieu, ce dont le mérite appartenait enfin à sa complexion et à son tempérament, vous voulez faire croire que vous Tavez ressuscité d'entre les morts et maintenant, le péril passé, vous êtes tous d'accord!...
. .. Ton effronterie me forcerait peut-être à parler de toi en vers et à te donner en pâture aux siècles à venir, si tu n'étais indigne d'être par moi transmis à la postérité et d'avoir place dans mes ouvrages. Mais pourquoi parler des couleurs à un aveugle et faire entendre des sons à un sourd ? Accomplis mécaniquement ta besogne, je t'en prie. Guéris si tu peux, sinon, tue les gens^ et demande ton salaire après les avoir tués. Nul roi, nul empereur ne pourrait en faire autant ; à toi seul, arbitre de la vie et de la mort, comme
tu te plais à le dire, cela est concédé, par l'aveuglement du genre humain. Use de ton funeste privilège. Tu as bien fait de t'adonner à un métier si plein de sécurité; si ton malade en réchappe, il te doit la vie ; s'il en meurt, tu ne lui es redevable que de l'expérience que tu as acquise à ses dépens. La mort, c'est la faute de la Nature, c'est la faute du malade; la vie, c'est un bienfait qu'on tient de toi (i). Socrate avait donc raison de dire, en entendant parler d'un homme qui, de peintre, s'était fait médecin : « C'est prudemment agir ; il quitte un métier où les débuts sautent aux yeux, pour en prendre un où un peu de terre couvre toutes les bévues » (2).
Ch. vr. — Des résultats obtenus par les midectHs; s*ils sont merveilleux, et du teint des Médecins.
Nous ne nous accordons pas davantage sur les résultats merveilleux obtenus, à ce que tu dis, par les Médecins. Quels résultats? je te le demande. A moins que par hasard tu ne places parmi les merveilles, ce qui vous arrive, d'être
(i) « On guérit, c*est notre art; on meun, c'est la Kature.» (Casimir Delà vigne, La Princesse Amélie.)
(2) C'est le mot de Nicoclès légèrement modifié (voir la note 2, page i6).
plus souvent malades que les autres hommes; que dis-je? d'être continuellement malades. Au milieu des populations immenses, votre visage seul suffit, par sa lividité, pour vous dénoter comme médecins. De là vient le proverbe : « Il a un teint de médecin, » qui se dit quand on voit un homme au teint jaune ou flétri. Et ce n'est pas un petit miracle, que de promettre aux autres une santé dont on ne jouit pas soi-même! Oui, ce serait, certes, un miracle si votre assiduité à mentir ne l'affaiblissait. Peut-être y a-t-il un résultat plus merveilleux encore en ce que quiconque s'abandonne entièrement à vos conseils ne peut jamais se bien porter. Tels sont les résultats, non seulement merveilleux mais stupéfiants, obtenus par les médecins : je ne parle pas de tous, naais de beaucoup, et de toi en particulier.
Ch. XI. — Du mensonge des Médecins,
Nous vous abandonnons le mensonge, quoique c'en soit un de la plus grave espèce, celui qui se commet au grand détriment, au suprême péril de ceux qui y sont crédules. Si tu ne m'en crois pas, interroge le commun des mortels ; la chose a passé en proverbe, au point que si quelqu'un sait mentir avec aplomb, on lui dit : « Tu mens comme un médecin!... »
Liv. II, ch. r*. — On fait mieux de se taire que de parler; de la sottise qu'il y a pour un ignorant d'écrire des livres, etc. (l)
Tu me dois d'éternels remercîments ; de muet, d'homme privé de langue que tu étais, j'ai fait de toi un bavard, un plaisantin, ô très disert Hippocrate ! Tu ne sais pas tout ce dont tu es redevable à ma plume. Voici déjà que tu fais de la prose; bientôt tu feras des vers, tu te mettras, en balbutiant, à composer des hymnes!... Notre siècle aura eu son prodige. Un homme adonné à un métier manuel se met à écrire un livre ! Qui ne "permettra maintenant à Roscius d'écrire un traité de pantomime? Lui aussi pratiquait un métier manuel, mais il y était remarquable et s'était acquis par son talent la faveur des plus hauts personnages, l'amitié de Cicéron lui-même. Il charmait les yeux; toi, autre manœuvre, tu nous écorches les oreilles. II s'efforçait de plaire à tout le monde, et toi tu ne plais à personne. Qui maintenant s'indignera de voir un Apicius, maître en l'art culinaire,
(i) Dans l'intervalle du premier et da deuxième lÎTre des Invectives, le médecin attaqué avait répondu par un libelle.
écrire les préceptes de son art? Pourquoi n'écrirait-on point dans les cuisines, s'il est permis d'écrire du fond des latrines? Latrines et cuisines sont proches parentes, leurs noms l'indiquent. Pourquoi ne ferait-on pas un livre au milieu des festins 1 on en fait au milieu des urines!...
Ch. ir. — Reproche adressé à F adversaire de ce que', médecin, il Rappelle philosophe et guérisseur des âmes.
« ...Je suis, dis-tu, un médecin; et par conséquent un philosophe. » Tu l'entends, Apollon^ inventeur de la médecine, et toi, Esculape, qui l'as tant fait progresser? Tu l'entends, Pythagore, toi qui, le premier de tous, as pris le nom de philosophe? Pleurez, inventeurs des arts! Un âne couronné de bandelettes pénètre sur votre territoire, non seulement en se déclarant philosophe, mais en vantant sa philosophie! Notre philosophie, dit-il; holà! qu'est-ce donc? nous en entendrons de pires encore, si Dieu nous prête vie. Nous approchons, je le crains, de la fin du monde. « Il y aura des signes dans le Soleil, dans la Lune et dans les Étoiles; » il manque à l'Évangile cet autre signe : « Quand un âne se mettra à philosopher, le Ciel croulera. »
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Ch. XVI. — - Comment ttn incapaàlé médecin ressuscite Us gens d'entre Us morts et pourquoi U vulgaire croit en lui.
Je sais ce que tu penses me répondre; l'infortuné vulgaire, toujours dénué de jugement, en vain mis sur ses gardes par tant de catastrophes, revient à toi. Or, qui est-ce que je prends en témoignage de ton ignorance? personne autre que ce même vulgaire. Cela ne me fait pas changer d'avis; les deux faits sont vrais : le peuple connaît, pour en avoir fait l'expérience, ton impéritie, et néanmoins il te demande assistance. Réjouis-toi stupidement, insolent médecin. Tu n'es pas qu'un médecin, te voilà devenu semblable à ce Dieu dont il est écrit dans le Psaume : c II les tuait, et ils couraient après lui. » Celuilà pouvait ressusciter les morts, et toi aussi tu le peux, à ce que tu prétends. Que signifie autre chose ce dont tu te targues dans tes vaines et ridicules vantardises, quand tu dis que souvent, grâce à vos soins, des hommes ont été comme ressuscites d'entre les morts? Qu'il s'en faut de peu que tu ne te fasses dieu I Prends patience ; avant que je ne sois au bout de ce badinage, je te coUoquerai dans l'assemblée des dieux et t'imposerai, si je puis, un nom digne de ta divi-
nité. Pour l'instant, je reviens à mon sujet. Assassines-tu donc impunément parce que tu ressuscites aussi? Mais, laissant décote tes sacrilèges et interminables prétentions, si tu me demandes pourquoi le vulgaire agit de la sorte, je te répondrai qu'il agit prudemment, comme en tout le reste. Il y a un mot du Sage : v Le nombre des sots est infini ; » la raison rechercherait donc en vain le mobile qui fait agir de telles gens. Si tu veux en scruter plus profondément la cause, elle est dans ce que dit Pline, grand ami des médecins, et que tu méprises sans le connaître; je Tai rapporté dans mon Épître au Pape Clément d'où est issue toute notre querelle : « Ce qui, dit-il, de tous les métiers n'a lieu que dans celui-là, c'est qu'il suffit à n'importe qui de se dire médecin pour qu'aussitôt on le croie sur parole, alors que nul autre mensonge n'offrirait si grave danger; » et il ajoute, comme faisant parler quelqu'un du vulgaire : a Nous n'y regardons pourtant pas, tant est grande la douceur d'espérer pour soi-même ! » Voilà peut-être le motif qui te recommande à ceux que tu assassines, le motif qui les pousse à oublier ton incapacité si notoire, alors qu'ardemment et imprudemment ils attendent et espèrent de toi la santé. Quand la mort est là, telle est la ténacité de l'espérance humaine, tel est l'oubli complet auquel sont en proie les malheureux ! C'est là-dessus que tu te fondes pour en envoyer prématurément dans le Tartare un si grand nombre. S'ils revenaient, ils
pourraient donner sur toi une opinion mûrement réfléchie; mais tu es bien tranquille, l'endroit où ils sont est celui d'où nul ne revient...
Ch. xvn.— Vadoersaire ressemble plus à la huppe (t)
qu*à un philosophé.
. . . Maintenant, je t'en prie, huppe, ne t'avise plus de philosopher, bien plutôt pourrait philosopher un âne. Certes, l'illustre Platonicien Apulée, que je citais plus haut, après avoir absorbé un philtre, se crut ou feignit d'être, comme dit saint Augustin, changé en âne; et il rappelle qu'ainsi métamorphosé il philosophait : nulle histoire ne fait mention d'âne qui ait philosophé. Donc, huppe, fais ce que tu as coutume de faire, va fouiller les tombeaux, je ne veux pas dire : va fouiller autre chose, et laisse la philosophie aux philosophes. Tu te croyais un philosophe : tu te trompais. Le philosophe, son nom l'indique, est un homme qui aime la sagesse, toi, tu es l'esclave de l'or. Tu dois logiquement sentir combien ce sont
(z) La huppe est un oiseau qui cherche sa vie dans les ordures ; de là le proverbe : saU comme une huppe. Cet oiseau doit son nom & l'habitude qu'il a de regarder ses excréments dès qu'ils sont rendus. « Tteo^*, dit saint Jérôme, sic dicta quod sUreora considérai. » Ce mot grec dérive de yico, sur, et o(!«iç, vue ; c'est-à-dire porter ses r^ards sur.
deux choses contraires ; sans grand appareil, je conclus que tu es tout autre que tu ne pensais.
Ch. XViri. — Du teint des Médecins,
A quelles rêveries n'oses-tu pas te laisser aller en philosophant, toi qui ne crains pas de nous traiter en aveugles, si tu nies le leint particulier aux médecins, ou en imbéciles si tu essayes de le justifier? Tu commences par nier leur pâleur, comme si nous n'avions pas des yeux ou comme si tu n'avais pas de miroir. Puis, admettant cette pâleur, tu l'imputes au souci de l'intérêt de tous, et, non content de l'excuser, tu entreprends de la glorifier, la pâleur étant, dis-tu, un attribut philosophique. Dieu bon ! combien est doux aux sages le véritable titre de philosophe, pour que ce titre pris faussement soit si doux, qu'entre autres bonnes plaisanteries tu te dises avoir le teint d'un Philosophe! Certes, le Maître des Amours attribue la pâleur aux amants; d'où ce vers ;
Que tout amant soit pâle, c'est la couleur propre à un
[amant;
et celui-ci, d'un autre :
La pâleur des amants, semée de violettes (i)...
(i) Horace, Ofc x, liv. III.
Mais votre pâleur à vous est tout autre et tu sauras dans un instant d*où elle provient. Cette pâleur, ce n*est pas moi, ce n'est pas un écrivain isolé parmi les Anciens qui vous l'attribue, c'est la réalité même, c'est l'opinion publique, c'est le proverbe qui court les rues. Tu voudrais la nier; ne le pouvant, tu la rejettes sur les Philosophes, comme si une infirmité partagée était plus légère. Or, les plus illustres philosophes, tant Grecs que Latins, avaient des physionomies fort belles, cela est su de tout le monde. Je n'en tire pas grand avantage... Qpoi de commun peuvent, en effet, avoir l'habitude du corps et la couleur du visage avec la Philosophie?
Mais toi, tu n'as rien d'un Philosophe, sauf l'opinion erronée où tu es den être un... Cesse donc de t'en prendre au souci de l'intérêt public et accuse ta propre cupidité de ce que tu es; ne reproche pas ta pâleur à l'étude, mais â ta propre vie. Je vais te dire, moi qui ne suis pas un médecin, moi qui manque de logique, quelle en est la cause, et tu seras forcé malgré toi d'en convenir. Tu te rends en certains lieux noirâtres, ténébreux, fétides, livides; tu fouilles des bassins où la matière ondoie; tu inspectes l'urine des malades ; tu ne songes qu'à l'or : qu'y a-t-il donc de surprenant si, toujours au milieu de matières livides, noirâtres et jaunes, tu es toimême livide, noirâtre et jaune (i)?
(i) Nous trouvons d'autres explications relatives à ce sujet