‹ Le Mal qu'on a dit des médecinsChapitre 11 sur 116 · Chapitre XXXIU · texte numérisé non relu

Chapitre XXXIU

... le ne vous avoïs oneques puys veu que iouastez à Monspellier avecques nos antiques amys Ant. Saporta, Guy Bouguier, Balthasar

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Icitre R, abréviation de Ricip, (Prenez), ,|ut les médecins pla.

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Noyer, Tollet, Ian Quentin, François Robinet, Ian Perdrier et François Rabelais, la morale comœdie de celluy qui avoit espousé une femme mute (i). le y estois (dist Epistemon). Le bon mary voulut qu'elle parlast. Elle parla par l'art du Medicin et du Chirurgien, qui luy coupperent un encyliglotte qu'elle avoit soubs la langue. La parolle recouverte, elle parla tant, et tant, que son mary retourna au Medicin pour remède de la faire taire. Le Medicin respondit en son art bien avoir remèdes propres pour faire parler les femmes : n'en avoir pour les faire taire. Remède unicque estre surdité du mary, contre cestuy interminable parlement de femme. Le paillard devint sourd par ne sçay quelz charmes qu'ilz feirent. Sa femme voyant qu'il estoit sourd devenu, qu'elle parloit en vain, de luy n'estoit entendue, devint enraigée. Puys le Medicin demandant son salaire, le mary respondit qu'il estoit vrayement sourd : et qu'il n'entendoit sa demande. Le Medicin luy iecta on dours ne sçay quelle poudre, par vertus de laquelle il devint fol. Adoncques le fol mary et la femme enragée se rallièrent ensemble et tant bastirent les Medicin et Chirurgien qu'ilz les laissèrent à demy mors. le ne riz oncques tant, que ie feis à ce Patelinage.

. . . Monsieur nostre maistre, ie croy bien

(x) Rabelais parle de la farce de la Femme muette, dont il fut l'auteur et le principal acteur.

ompesché à vas pratiqui comparoisrre, le vous en

rtz il' ail leur s : n'y pourrez

No/iis sunt signa

Si ma femme se porte mal : l'en vouldrois veair l'urine (dise Rondibilis), toucher le pouls : et vcoir la disposition du basventre, et des parties umbllicares, comme nous commende Hippocraie, 2. Apho. 35, avant oultre procéder.

Non, non (dist I'anurge), cela ne (aict à propous. C'est pour nous a'jltres Légistes, qui avons la rubrique. De vemre uispiciendo. ie luy appreste un dystere harbarin. Ne laissez vos affaires d'ailleurs plus ur^ens. le vous envoiray du rislé en

Puys s'approcha de luy, et luy trust en main saos mo: dire quaire Nobles â. la rose. Rondibilis les pt.nt ttesbien : puys luy dise eu effroy comme indigné. He, he, he.

falloit rien. Grand mercy toutesfois. De meschantes gens iamais ie ne prens rien. Rien iamais des gens de bien ie ne refuse. le suys touiours à votre commendement. En poyant, dist Panurge. Cela s'entend, respondit Rondibilis (i).

Le quart Livre.

. . . Defaict la practique de Medicine bien proprement est par Hippocrates comparée à un combat, et farce iouée à trois personnages : le malade, le Medicin, la maladie.

. . . Comme grandement est par Herophilus blasmé Callianax Medicin, qui à un patient l'interrogeant et demandant, mourray-ie? impudentement respondit :

Et Patroclus à mort succumba bien :

Qui plus estoit que ne es homme de bien.

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