‹ Le Mal qu'on a dit des médecinsChapitre 35 sur 116 · LE SAVETIER MEDECIN · texte numérisé non relu

LE SAVETIER MEDECIN

Un pauvre savetier qui n'étoit qu'une bête, Devint Médecin riche, et des plus enviés; Et tel imprudemment lui confia sa tête, Qui n'auroit pas voulu lui confier ses pieds.

opposent, et décident que le moyen de procurer la guérison du malade, c'est de le distraire par une suite de divertissements récréatifs. »

(1) Fables d'Ésope mises en quatrains. Voir pages % et 6, i re série.

(2) Ibid.

(5) Fable imitée de Phèdre et non d'Ésope, comme Benserade le dit plus loin.

Esope a beau prêcher, malgré maint Apologue, Médecins ici-bas auront toujours la vogue.

Jusqu'au tombeau, l'ignorant les croira; Et jamais, sans séné, Te savant ne mourra.

POUR M. LE MARQUIS DEL CARETTE (i)

Sonnet.

Toy, dont redoutent les approches Ces Médecins qui volontiers Du monde retranchent le tiers, Célèbres par le bruit de cloches,

Toy, qui ne bronches, ni ne cloches, Éloigné de leurs faux sentiers, Fléau des languissans héritiers, Qui te font de secrets reproches.

Digne Esculape de nos jours, Carette, ton noble secours A le bien payer me convie.

Et fameux par tout l'Univers, Celuy qui prend soin de ma vie Doit estre immortel dans mes vers.

ESCULArE EN SERPENT

Rondeau.

Comme un serpent Esculape passa, Et des prudens la prudence effaça ;

(i) « Caret ti, dit La Bruyère, Italien qui acquit de la fortune et de la réputation en vendant fort cher des remèdes

Des Médecins il eut le Patronage, Parmi les gens faits i son badinage; A quaniitè les jours SI avança.

Entre les Dieux son sçayoir le plaça.

Grand et fameux depuis mille ans en ça; Et l'on révère encore sou image Comme un serpent.

Qu'en Ondi

Fut ai Pour

que Rome après lui

e vouloir charger du mment le drûle s'j

il s'exerça !

s'empressa (1), étoit trop sjge Personnage!

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