‹ Le Mal qu'on a dit des médecinsChapitre 62 sur 116 · Scène IX · texte numérisé non relu

Scène IX

Eraste, au Médecin. — C'est moi, monsieur, qui vous ai envoyé parler ces jours passés pour un parent un peu troublé d'esprit que je veux vous donner chez vous, afin de le guérir avec plus de commodité, et qu'il soit vu de moins de monde.

Premier Médecin. — Oui, monsieur; j'ai déjà disposé tout, et promets d'en avoir tous les soins imaginables.

Éraste. — Le voici.

Premier Médecin. — La conjoncture est tout à fait heureuse, et j'ai ici un ancien de mes

amis avec lequel je seroi bien aise de consulter sa maladie.

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ÉRASTE, à M. de Pourceaugnac. — Une petite affaire m'est survenue, qui m'oblige à vous quitter. (Montrant It Médecin,) Mais voilà une personne entre les mains de qui je vous laisse, qui aura soin de vous traiter du mieux qu'il lui sera possible.

Premier Médecin. — Le devoir de ma profession m'y oblige; et c'est assez que vous me chargiez de ce soin.

M. de Pourceaugnac, à part. — C'est son maître d'hôtel, sans doute; et il faut que ce soit un homme de qualité.

Premier Médecin, à Êraste. — Oui, je vous assure que je traiteroi monsieur méthodiquement, et dans toutes les régularités de notre art.

M. de Pourceaugnac. — Mon dieu ! il ne faut point de cérémonies; et je ne viens pas ici pour incommoder.

Premier Médecin. — Un tel emploi ne me donne que de la joie.

ÉRASTE, au Médecin. — Voilà toujours dix pistoles d'avance, en attendant ce que j'ai promis.

M. de Pourceaugnac. — Non, s'il vous plaît, je n'entends pas que vous fassiez de

dépense, et que vous envoyiez rie

n acheter p t=ml

Éraste. — Mon dieu! laissez faire; ce «* **

pas pour ce que vous pensez.

vous denu»** 1 "

M. de Pourceaugnac. — Je

de ne me traiter qu'en ami.

ËRA5TE. — C'est ce que

e veux B***t

(Bai, au Médecin.) Je vous recommande sur-toui *

ne point le laisser sortir de v

s mains; ^"^

parfois il veut s'échapper.

Premier Médecin. — Ne vous

peine.

ÉRASTE, i M. de Pournaugnac. -

- Je vous f> *^~

de m'excuser de l'incivilité que je

commets.

M. de Pourceaugnac. — Vons vousmoqu^ 1 ^ - *

et c'est trop de grâce que vous m

faites.

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