A MONSIEUR LE COMTE UE LANGERON
le perdis pour toute la troupe De cinq ou six vuideurs de coupe.
Q.ui pour trop boire i ta saute, Me rendirent espouvanté :
Mais sçachant comme tu te porte Cette perte me reconforte,
Puisque dans ce noble dessein.
Monsieur Prisy, ton Médecin,* Avec la genereuse envie Qu’il a de conserver ta vie N auroit pas fait, comme ie crov, Ce qu en beuvant on fit pour toy.
SARRASIX (1603-1654)
LE testament de GOULU
Goulu mourant par faute de manger,
Maistre Clement luy dit, prenant sa main.
Le mal empire et grand est le danger, b, p,„„ n avez. Usl ic n’ay point ds pa,„, Reapoiid Goulu. Vous mourrez doue de faim- Car Hypocras, Prince de nos Escoles,
'.11 ses records tient cela pour certain.
Lors en pleurant Goulu dit ces paroles :
le vois bien que ne puis guérir, iJont il me fasche durement, Pliysicieiis me font mourir Par breuvage et par lavement.
Las! i^ en ay pris si largement Que i’en ay gastê mes affaires.
Adieu vous dy Maistre Clement, lirai! de vous et de vos clysteres.