‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 123 sur 219 · I.E VIRGILE TRAVESTY, Livre VIL · texte numérisé non relu

I.E VIRGILE TRAVESTY, Livre VIL

Cependant l’esprit plein de crainte,

Car il craignoit fort les esprits,

ankylosé et déformation des jointures, qui donnaient à son corps la forme d'un Z. Ses longues souffrances et l’inefficacité des remèdes qui leur furent opposés expliquent et excusent ses sarcasmes contre l’art médical. Il faut même le reconnaître, il mit dans ses critiques moins d’animosité que Montaigne, Molière et J. -J. Rousseau, qui cependant n’ont pas autant souffert de leurs infirmités.

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Versant des pleurs, faisant des cris, Et l’ame de douleur confite S’en alloit le triste Hyppolite; Quand Neptune le Dieu de l’eau Fit un tour qui n’estoit pas beau.

Faisant sortir de sa marine Un poisson de mauvaise mine.

Dont l’attelage s’effrayant.

Du pauvre Hyppolite fuyant.

Ses chevaux, son char renversèrent, Et les membres luy concassèrent j Le voyant ainsi concassé.

On crut qu’il étoit trépassé.

Diane sçachant le contraire,

Luy fit d’abord prendre un clistere.

Et puis à force de bouillons Le remit sur ses deux talons;

Il est vray que Maistre Esculape,

A qui l’on croit autant qu’au Pape, Parmy les doctes assassins Que nous apellons Médecins,

Luy donna du vin emetique;

Le remede fut énergique;

Et son homme ressuscita.

De quoy lupiter s’irrita :

Et du tonnerre dont il fronde.

Mit ce ressuscitent de monde Dans le fonds d’enfer pour iamais.

Où puisse-t’il bien vivre en paix.

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