LE SAVETIER MEDECIN
nf /^ye^ier qui n’étoit qu’une béte Devint Médecin riche, et des plus enviés- ’
Et tel ^imprudemment lui confia sa tête ’
Qui n auroit pas voulu lui confier ses pieds.
opposent, et décident que le moven t
...'2 Voir s
(2) Ibid.
(5) Fable imitée de Phèdre et non ,1’Fc, serade le dit plus loin.
Esope a beau prêcher, malgré maint Apologue, Médecins ici-bas auront toujours la vogue. Jusqu’au tombeau, l’ignorant les croira;
Et jamais, sans séné, le savant ne mourra.
POUR M. LE MARQUIS DEL CARETTE (l) SonneL
Toy, dont redoutent les approches Ces Médecins qui volontiers Du monde retranchent le tiers.
Célèbres par le bruit de cloches,
Toy, qui ne bronches, ni ne cloches.
Éloigné de leurs faux sentiers.
Fléau des languissans héritiers,
Q.ui te font de secrets reproches.
Digne Esculape de nos jours,
Carette, ton noble secours A le bien payer me convie.
Et fameux par tout l’Univers,
Celuy qui prend soin de ma vie Doit estre immortel dans mes vers.
ESCULAPE EN SERPENT Rondeau.
Comme un serpent Esculape passa.
Et des prudens la prudence effaça;
(i) « Caretti, dit La Bruyère, Italien qui acquit de la fortune et de la réputation en vendant fort cher des remèdes
Des Médecins il eut le Patronage,
Parmi les gens faits à son badinage;
A quantité les jours il avança.
Entre les Dieux son sçavoir le plaça, Grand et fameux depuis mille ans en cà; Et l’on révère encore son image Comme un serpent.
Q.u’en un métier peu seur il s’exerça !
On dit que Rome après lui s’empressa (i), l’Ut au devant; mais Rome étoit trop sage Pour se vouloir charger du Personnage!
Apparamment le drôle s’y glissa Comme un serpent.