‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 155 sur 219 · Scène VU · texte numérisé non relu

Scène VU

Sganarelle, à Jacqueline. — Doucement, vous. {A Géronie.) Monsieur, voilà une nourrice à laquelle il faut que je fasse quelques petits remèdes.

JACQ.UELINE. — Qui? moi? Je me porte le mieux du monde.

^ Sganarelle. — Tant pis, nourrice ; tant pis. Cette grande santé est à craindre, et il ne sera pas mauvais de vous faire quelque petite saignee aimable, de vous donner quelque petit clystère dulcifiant.

Géronte. — Mais, monsieur, voilà une mode que je ne comprends point. Pourquoi s’aller faire saigner quand on n’a point de maladie

Sganarelle. — Il n’importe, la mode en est salutaire ; et, comme on boit pour la soif à

venir, il faut aussi se faire saigner pour la maladie à venir (i).

jACaUELINE, en s'en allant. — Ma fi, je me moque de ça, et je ne veux point faire de mon corps une boutique d’apothicaire.

Sganarelle. — Vous êtes rétive aux remèdes; mais nous saurons vous soumettre cà la raison.

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