‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 17 sur 219 · LE FILS DU MÉDECIN · texte numérisé non relu

LE FILS DU MÉDECIN

Pour le former dans l’art de la grammaire,

Un médecin m’avait envoyé son garçon.

Quand l’enfant eut appris sa première leçon :

« Muse, chante la colère, »

Et « Qui de tant de maux devint la source amère ; » Puis enfin le troisième vers :

« Et de mânes sans nombre enrichit les enfers, »

De l’envoyer chez moi se dispensa le père,

Qui dit en me voyant : « Grand merci pour mon fils ! Ce sont choses qu’il peut apprendre à mon logis. Enrichir les enfers est ma tâche ordinaire,

Et je n’ai pour cela nul besoin de grammaire. »

le Médecin et le maître de littérature (3)

Ad me, grammaticam natum qui disceret artem, Instructus medica miserai arte pater.

( I ) Vers d’Homère qui servaient d’exercices aux grammairiens .

(2) Traduction d’un auteur anonyme.

(3) Traduction en vers latins de Vavasseur. Liv. III

F.pigr. t.xxiv. ’ ’

At puer ut didicH, « Refer iram », et, « Mille dolores Fecit, » et his junctus qui quoque versus eraf.

« Prastantes multas animas sub Tartara mtsit : »

FJon pater ad ludum mittit, ut ante, ineuni.

Mox que uhi me vidit : « Tibi gratia, dixit, amtce, Me doctore, potest dicere natus idem.

Ipse animas egoniet multas sub Tartara mitto : Grammatici neque ad id posco docentis opem .

Dialogues des Dieux

Dial. XIV. — Dispute entre Esculape et Hercule sur la Préséance.

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