‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 198 sur 219 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Sïir U7ie de mes parentes qui mourut entre les mains d’un charlatan (l).

Nourri dès le berceau près de la jeune Orante,

Et non moins par le cœur que par le sang lié,

A ses jeux innocents enfant associé,

Je goûtais les douceurs d’une amitié charmante.

Quand un faux Esculape, à cervelle ignorante,

A la fin d’un long mal vainement pallié.

Rompant de ses beaux jours le fil trop délié.

Pour jamais me ravit mon aimable parente.

(i) ... Je vous dirai que le sonnet a été fait sur une de mes nièces qui étoit h peu prés du même âge que moi, et que le charlatan étoit un fameux médecin de la Faculté. (Boileau, Lettre d Brossette, en i’]02.')

Oh ! qu’un si rude coup me fit verser de pleurs 1 Bientôt, la plume en main, signalant mes douleurs. Je demandai raison d’un acte si perfide.

Oui, j’en fis dès quinze ans ma plainte à l’univers ; Et l’ardeur de venger ce barbare homicide Fut le premier démon qui m’inspira des vers.

ÉPIGRAMMES

Ép. XX. — Imitée de Martial (Liv. I, xLvm)

Paul, ce grand médecin, l’efFroi de son quartier.

Qui causa plus de maux que la peste et la guerre.

Est curé maintenant, et met les gens en terre :

Il n’a point changé de métier.

Ép. XX rV. — A M. Perrault (i).

Ton oncle (2), dis-tu, l’assassin.

M’a guéri d’une maladie :

La preuve qu’il ne fut jamais mon médecin.

C’est que je suis encore en vie.

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