‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 210 sur 219 · Scène IL · texte numérisé non relu

Scène IL

CoLOMBiNE, — Tu devrois bien chercher quelque remède à nos maux.

Arleqijin. — Hélas ! nous sommes les malades, et voilà les Médecins [montrant le parterre). Il n’y a que la quantité de Médecins qui puisse guérir nostre maladie.

CoLOMBiNE. — Nous prendrions nostre mal en patience, si nous pouvions avoir icy tous les jours une consultation de cinq ou six cent Médecins.

Arlequin. — Oh! ces Médecins-la ne sont pas si âpres aux consultations, que ceux de la Faculté.

CoLOMBiNE. — J’en sçais bien la raison. C’est qu’on donne de l’argent à ceux là; et ceux cy au contraire payent à la porte le droit de dire leur avis.

pasquin et marforio, Médecins des mœurs (i)

Comédie en trois actes, 1697.

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