‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 212 sur 219 · LA CHANTEUSE · texte numérisé non relu

LA CHANTEUSE

Le Médecin plein de science.

Qui veut que nous nous portions bien,

Quand il a cité Galien,

Ressemble au sot Epoux, qui par son éloquence. Veut exhorter sa femme au bien.

Maris et Médecins,

C’est moy qui vous l’assure.

Votre éloquence ne peut rien.

Laissez agir la nature.

Si le malade et la coquette,

N’oht pas encor le fonds mal*sain.

Ils guériront sans Médecin :

S’ils ont le cœur mauvais ou la teste mal-faite,

Vous y perdrez votre latin.

Maris et Médecins,

Votre art n’est qu’imposture.

On ne peut forcer le destin.

Laissez agir la nature.

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